L'OMS garantit la qualité des vaccins en préparation
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a assuré jeudi que les procédures d'approbation des vaccins en cours de production contre la grippe porcine ne seraient pas accélérées au détriment de la qualité du médicament.
Après des craintes relayées par les médias, "le public doit être assuré que les procédures en place pour l'attribution d'une licence aux vaccins contre la pandémie (...) sont rigoureuses et ne compromettent pas la sécurité et la qualité des contrôles", explique l'OMS dans une note publiée sur son site internet.
Course au vaccinFace au nouveau virus A(H1N1) qui se répand à vive allure sur toute la planète, les gouvernements se sont lancés dans la course à l'achat du vaccin en cours de préparation dans plusieurs laboratoires.
Ils ont décidé d'accélérer les procédures d'approbation du nouveau médicament afin de pouvoir démarrer au plus vite leurs campagnes de vaccinations.
L'OMS relève que la sécurité et la qualité du médicament ne devraient pas être sacrifiées, car le vaccin se base sur celui de la grippe saisonnière, permettant de fait des procédures plus rapides.
Résultats dans un moisLes essais cliniques ont d'ailleurs déjà commencé dans cinq pays, les Etats-Unis, l'Australie, la Chine, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, et devraient démarrer "dans les jours prochains" ailleurs, a souligné la directrice de la recherche sur les vaccins de l'OMS, Marie-Paule Kieny, lors d'une conférence de presse téléphonique.
Les premiers résultats de ces essais devraient être connus au cours de la "première quinzaine de septembre", a-t-elle précisé. Ceci pourrait permettre aux autorités de recevoir les premières autorisations au cours de ce mois et de commencer "en septembre" leurs campagnes de vaccinations, a-t-elle ajouté.
Le docteur Kieny a par ailleurs insisté sur le fait que les effets secondaires graves de vaccins contre la grippe saisonnière sont en général "très rares".
Faute de temps...L'OMS a malgré tout reconnu que "les contraintes de temps (signifiaient) que les données cliniques (seraient) inévitablement limitées quand les premiers vaccins contre la pandémie seront administrés".
L'organisation conseille en conséquence "à tous les pays administrant le vaccin de mener une surveillance intensive sur la sécurité et l'efficacité" du médicament après le début des campagnes.
Le nouveau virus d'origine porcine, aviaire et humaine a affecté depuis son apparition au Mexique en mars quelque 162.380 personnes dans 168 pays et territoires, selon les derniers chiffres non exhaustifs de l'OMS.
Deux milliards de personnes infectéesD'une virulence légèrement supérieure à celle de la grippe saisonnière selon les données actuelles, il a déjà tué 1.154 personnes. Et selon les modélisations globales de l'OMS sur les pandémies de grippe, il pourrait atteindre un total de 2 milliards de personnes d'ici la fin de la pandémie.
Il est clair d'ores et déjà que tout le monde ne pourra être vacciné en raison des capacités de production des laboratoires.
De plus, la responsable de l'OMS a reconnu que le rendement des premières souches utilisées pour produire les vaccins était inférieur à celui de la grippe saisonnière, ce qui pourrait réduire significativement la production de vaccins.
Elle a signalé qu'une nouvelle souche actuellement testée semblait avoir un meilleur rendement, laissant espérer qu"'un moyen de contourner ce problème avait été trouvé". (belga/acx)