Le président du MR Didier Reynders a souligné jeudi l'arrogance, l'agressivité et le manque d'humilité du président du PS Elio Di Rupo.
Dans un débat qui opposait mercredi les deux présidents, Elio Di Rupo a dit que son parti ne gouvernerait pas avec le MR en Région wallonne et à Bruxelles après le 7 jun. Il ajoutait que l'électeur avait le choix entre une majorité de gauche (PS-Ecolo-cdH) ou une majorité de droite (MR-Ecolo-cdH).
Interrogé dans les couloirs de la Chambre, M. Reynders a souligné l'arrogance du président du PS et son mépris à l'égard des électeurs. Et d'ajouter qu'il n'avait jamais entendu le président du PS s'excuser auprès les Wallonnes et des Wallons pour les dérapages du parti.
"Il s'est montré agressif tout au long du débat. La meilleure solution pour lui serait pourtant de reconnaître les erreurs de son parti et de s'excuser auprès des Wallons et des Wallonnes", a dit M. Reynders qui a répété que pour lui, on ne redressera pas la Wallonie et Bruxelles avec le PS. Le MR est le seul choix qui permettra d'éviter de retomber dans la malgouvernance, estime-t-il.
Il ne s'est pas prononcé sur l'avenir du gouvernement fédéral, se contentant de constater que de très nombreux milliers de secondes après avoir menacé de quitter le gouvernement si elle ne recevait pas d'éclaircissements du président du MR, la vice-première ministre PS Laurette Onkelinx est toujours membre du gouvernement fédéral.
Mme Onkelinx a déclaré qu'elle ne resterait pas une seconde de plus au gouvernement si elle ne recevait pas des éclaircissements du président du MR Didier Reynders qui, lors d'une réunion de son parti, avait dit qu'un certain nombre de dirigeants du PS sont devenus infréquentables.
"Je continue à préparer l'avenir. Quelqu'un doit garder la tête froide et pour cela vous pouvez compter sur moi", a dit par ailleurs jeudi à la Chambre le premier ministre Herman Van Rompuy. Il répondait ainsi à l'opposition flamande qui l'interrogeait sur l'avenir du gouvernement fédéral après les nombreuses déclarations des uns
et des autres.
Le premier ministre a lu sur le ton sérieux dont il est coutumier une brève réponse aux questions des députés. "Il est temps que ce soit le 7 juin et que l'électeur s'exprime. C'est plus important que toutes les déclarations que je lis et que j'entends", a-t-il dit avant de conclure qu'il continuait de préparer l'avenir et qu'il gardait la tête froide, provoquant des ricanements sur les bancs de l'opposition flamande.
Dans sa réplique, Gérolf Annemans (VB) l'a mis en garde. "Faites attention de ne pas devenir la caricature de vous-même", a-t-il dit. (belga)
- "Il n'y a pas deux camps à départager"
- Reynders veut dégager un budget complémentaire
- Plus que jamais, le jeu est ouvert
- Le MR premier en Communauté française en nombre de sièges
- Di Rupo égratigne les Verts et les réformateurs montois
- Ecolo s'étonne de la tentative de bipolarisation du PS
- Comment les partis cherchent à déstabiliser Ecolo
- Le PS exclut toute alliance avec le MR


