Daniel Cohn-Bendit s'est employé vendredi à calmer le jeu après son débat houleux la veille avec François Bayrou affirmant "on va discuter de ça après", mais il a maintenu ses critiques contre "l'obsession présidentielle" du président du Mouvement Démocrate (MoDem).
"Il y a eu un moment très dur. On va discuter de ça après", a déclaré sur France Inter M. Cohn-Bendit, chef de file d'Europe-Ecologie en Ile-de-France pour les élections européennes. "Moi je suis quelqu'un de discussion et dans ma vie je me suis engueulé avec beaucoup de gens et j'ai continué à discuter et on verra", a-t-il insisté.
"Je voudrais calmer tout le monde, je ne suis pas candidat à la présidence de la République, je ne suis un concurrent pour personne, je suis un Européen, je veux que l'Europe avance, je veux que l'Europe écologique et sociale avance et que tout le monde garde son calme", a-t-il poursuivi.
"Ceux qui rêvent de la présidence, il faut qu'ils sachent ce n'est pas le 7 juin, c'est en 2012, on a le temps", a-t-il lancé à l'adresse du président du MoDem. Reconnaissant avoir fait "une remarque" dont on peut "dire qu'elle était méchante, dans un meeting, sur son obsession présidentielle", il a déclaré : "Je m'excuse pour la méchanceté et je garde le contenu".
M. Cohn-Bendit avait déclaré que le leader centriste avait "été touché par la Vierge" et "depuis ne pense qu'à ça". Il y a "une obsession présidentielle" chez François Bayrou, a réaffirmé M. Cohn-Bendit et "le système français rend ceux qui rêvent ou croient pouvoir être président un peu malades". (afp/th)
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