"Ecolo détient la clé", verdict pour la mi-juillet?
Pour le président du MR Didier Reynders, quel que soit le parti qui a la main, c'est Ecolo qui a la clé. Pour le président du PS, Elio Di Rupo, il ne faut pas ajouter une crise (du gouvernement fédéral) à la crise.
Quant aux présidents d'Ecolo et du cdH, Jean-Michel Javaux et Joëlle Milquet, ils ont continué à ne pas se prononcer sur leur préférence pour la future coalition. Tous les quatre sont d'avis que les négociations pour la formation des gouvernements régionaux et communautaire devraient être terminées pour la mi-juillet.
Comme c'est la tradition dans les soirées électorales, les quatre
présidents étaient réunis dimanche soir sur les plateaux de télévision. Le débat n'a guère permis de voir plus clair sur les coalitions possibles. Le président du MR a une nouvelle fois insisté sur le fait que quel que soit le parti qui sera le premier dans l'une ou l'autre Région, Ecolo détient la clé de la future majorité.
IronieIl appartiendra aux écologistes de dire s'ils veulent vraiment le changement, a-t-il insisté. Pour le reste, il a surtout ironisé à l'égard du PS. "C'est extraordinaire. Le parti qui perd les élections en Région wallonne et à Bruxelles vient nous dire ce que nous devons faire".
Elio Di Rupo a en effet pris beaucoup de plaisir à insister sur le fait que le PS était le premier parti en Wallonie. "La première place en
Wallonie était l'enjeu de ces élections. C'est le PS qui arrive en tête.
C'est un événement majeur. Et à Bruxelles, notre résultat est
raisonnable", a dit le président des socialistes, ajoutant que l'Olivier
avait toujours eu ses préférences.
PrudenceDevant cette discussion entre PS et MR, Joëlle Milquet et Jean-Michel
Javaux sont restés très prudents. Ils ont insisté sur la nécessité d'attendre les résultats complets et ont ajouté qu'ensuite, ils en
parleront d'abord au sein de leur parti. M. Javaux a ajouté qu'il n'avait aucune exclusive à l'égard de l'un ou l'autre parti.
M. Di Rupo, tout comme M. Reynders ont noté que s'ils sont
effectivement premiers l'un en Wallonie et l'autre à Bruxelles, ils
inviteront toutes les formations démocratiques dans un premier temps. M. Di Rupo a aussi indiqué que selon lui, les élections régionales ne devaient pas avoir d'effets sur le gouvernement fédéral. "N'ajoutons pas une crise à la crise économique", a-t-il dit.
Francophones unisEnfin, à propos de la situation en Flandre et du très bon résultat de la N-VA, les présidents francophones ont réaffirmé leur volonté de rester unis dans une négociation communautaire que chacun considère inévitable. Plusieurs présidents ont souligné que du côté francophone, l'extrême droite disparaissait du paysage politique. "Il est important de noter que du côté francophone, les votes se sont concentrés sur quatre formations démocratiques", a souligné M. Reynders. (belga)
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