L'Open Vld, l'un des perdants des élections régionales en Flandre, n'exclut pas de monter dans le gouvernement flamand, a indiqué lundi matin le président ad interim des libéraux flamands, Guy Verhofstadt, à l'issue d'un bureau de son parti.
L'Open Vld pose toutefois comme condition que des "solutions soient
proposées" à tous les niveaux de gouvernement, et notamment une stratégie anti-crise. "Nous sommes toujours prêts à prendre nos responsabilités pour quelque problème que ce soit" a déclaré l'ancien premier ministre, évoquant non seulement la Flandre, mais aussi les problèmes communautaires.
"Il faut développer une stratégie anti-crise, au fédéral aussi. Nous
voyons cela comme un tout ; de bonnes réponses doivent être apportées sur tous les terrains", a indiqué Guy Verhofstadt. L'Open Vld a perdu son président Bart Somers dimanche soir. Il a remis sa démission après la défaite électorale au parlement flamand (-4,80%).
Guy Verhofstadt, premier vice-président, assure l'intérim jusqu'aux
élections internes du parti qui auront lieu à l'automne. Les élections de dimanche ont rendu le paysage politique "difficile" a
observé le "numero uno". A ce sujet, le ministre de l'Intérieur Guido De Padt a fait observer, avant l'entame du bureau de parti, que la position de son parti au sein du gouvernement fédéral devait aussi être revue.
Pour Herman De Croo, il faut choisir soit la présence au fédéral et à la
Région, soit l'absence aux deux niveaux, mais pas l'asymétrie. Karel De Gucht le rejoint sur ce point. La déclaration de Guy Verhofstadt à l'issue du bureau semble aller dans cette direction aussi. (belga)
- Verhofstadt succède provisoirement à Somers


