"La situation budgétaire des régions et communautés est encore pire que ce qu'on annonçait", a déclaré l'Ecolo Jean-Marc Nollet mercredi matin sur les ondes de La Première, réclamant par la même occasion "une radioscopie de la situation réelle" avant même de s'engager sur un programme.
Interrogé sur ses préférences pour une alliance, Jean-Marc Nollet a refusé de répondre à la question. Il estime qu'"il est important de se donner le temps, de mettre sur la table les enjeux qui ont été les signaux donnés par les électeurs". Des signaux de changement? "Le signal, c'est d'abord les chiffres", dit-il. "Au niveau européen, le MR perd environ 1%, le PS perd plus de 4%, le cdH perd 1,5%, le FN perd 5%, Ecolo gagne 10%. Le seul signal essentiel, c'est qu'Ecolo gagne 10% et que les écologistes doivent être au centre du jeu".
A propos du cumul des mandats, Ecolo prône la disparition du cumul entre mandat de parlementaire et poste d'exécutif au niveau communal mais se dit prêt à accepter des "solutions intermédiaires" pour être "pragmatique", avec tout de même un objectif: "rendre les parlementaires plus disponibles et supprimer les conflits d'intérêt". Et de confier qu'Ecolo et cdH ont déjà bien avancé sur la question lors des discussions bi-latérales entamées mardi après-midi.
Répondant enfin à Louis Michel qui avait déclaré mardi matin qu'Ecolo ne serait pas numériquement indispensable dans une coalition wallonne PS-cdH-Ecolo, ce qu'il qualifiait de "faiblesse métabolique", Jean-Marc Nollet a répondu qu'il ne faisait pas de métabolisme mais de la politique. "Et politiquement, Ecolo est indispensable", a-t-il conclu. (belga)


