Jean-Paul Wahl, successeur de Louis Michel au maïorat de Jodoigne, ne demande pas d'élections internes, mais souhaite un débat sur l'opportunité du cumul.
La guerre des tranchées par médias interposés continue entre les membres du MR. Mercredi, Jacqueline Galant dans la Libre et Jean-Paul Wahl dans le Soir appellent Didier Reynders à se remettre en question et à réfléchir à l'opportunité de cumuler présidence de parti et portefeuille ministériel. Tous deux dénoncent l'attitude de la "garde rapprochée" de Didier Reynders qui "remet un couvercle sur la casserole".
Élections internes pour Galant
Jacqueline Galant, bourgmestre de Jurbise (Hainaut) et auteur d'un carton électoral dans le Hainaut, appelle à organiser des élections internes en septembre ou octobre. "C'est la manière la plus saine de rendre la parole aux militants", juge-t-elle. "Didier Reynders pourra être candidat à la présidence... S'il est réélu, ça lui rendra une légitimité, tant mieux..."
Débat sur l'opportunité du cumul pour Wahl
Jean-Paul Wahl, successeur de Louis Michel au maïorat de Jodoigne, ne demande pas d'élections internes, mais souhaite un débat sur l'opportunité du cumul. "En politique, il faut pouvoir accepter quand une image pose problème", commente-t-il. "Si le débat sur le fonctionnement n'a pas lieu rapidement, le MR ne sera pas en ordre de marche pour les élections de 2011, car les blessures ne seront pas cicatrisées."
"Le cumul, ce n'est pas bon, ce n'est pas sain."
Jacqueline Galant le rejoint sur la remise en question du cumul de mandats. "On peut penser ce qu'on veut d'Elio Di Rupo mais, après la défaite de 2007, il a rapidement abandonné sa double casquette entre le parti et la Région wallonne", rappelle la bourgmestre hainuyère. "Le cumul, ce n'est pas bon, ce n'est pas sain."
Pas le courage de dire à Reynders qu'il s'était trompé
Les deux élus jugent par contre différemment la sortie de Sabine Laruelle mardi, qui avait parlé de responsabilité collective dans la défaite électorale. Si Jean-Paul Wahl reconnaît qu'il y a "une responsabilité collective en ce sens qu'on n'a peut-être pas eu le courage de dire suffisamment tôt à Didier Reynders qu'on était en train de se tromper", Jacqueline Galant réfute, elle, les propos de Sabine Laruelle.
Pourquoi personne ne veut discuter avec le MR?
"Qu'on arrête ces amalgames: il suffit d'être lucide pour se rendre compte que la défaite n'est pas collective, c'est une affaire de personnes", s'exclame-t-elle. "Vous savez, aujourd'hui, je me pose une question toute simple: comment se fait-il que le MR soit devenu le parti francophone infréquentable? Comment est-ce possible qu'aucun parti n'ait voulu simplement discuter avec nous après les élections du 7 juin? Poser la question, c'est y répondre..." (belga/th)


