Les négociateurs bruxellois ont ouvert le chapitre emploi sans le refermer

Les négociateurs bruxellois ont achevé jeudi en début de soirée leur première réunion de débat autour de la note d'orientation de Charles Picqué. De l'aveu de ceux qui se sont exprimés en quittant le parlement bruxellois, l'ambiance de travail est "constructive", et "positive".

La discussion a porté sur l'emploi, placé en première position dans les discussions comme dans la note. Elle se poursuivra vendredi sur ce sujet qui n'a pas encore été clôturé. En tout, les 5 ou 6 premières pages du document ont été retravaillées.

A sa sortie, le formateur Charles Picqué s'est voulu très prudent, préférant réserver ses commentaires au moment où le chapitre emploi aura fait l'objet d'un consensus dans sa globalité. Plusieurs autres négociateurs ont été un peu plus bavards sur la teneur des discussions de jeudi.

Après une demi-heure de discussion générale sur la note de Charles Picqué, la discussion s'est ouverte sur le dossier des Agents Contractuels Subventionnés dont le nombre ne sera pas revu à la baisse.

"On ne peut tout de même pas lutter contre le chômage en y mettant nous-même des gens", a commenté Philippe Moureaux (PS). "Ce n'est pas le moment de dire que l'on va diminuer les emplois dans le secteur public", a surenchéri Christos Doulkeridis (Ecolo). "Ce n'est pas dans le domaine de l'emploi et de l'économie qu'il faut planter le couteau des restrictions budgétaires ", a insisté Benoît Cerexhe (cdH).

Les échanges ont également porté sur la nécessité de mieux accompagner les chômeurs, ce qui se traduira par la nécessité d'augmenter le nombre de "coaches".

Contrairement à Charles Picqué qui a considéré que le tempo de la négociation était "normal", plusieurs protagonistes ont fait part de leur souhait de voir les discussions s'accélérer quelque peu.

"On n'a pas avancé très rapidement, mais nous avons bien discuté dans une bonne ambiance", a commenté Brigitte Grouwels (CD&V)).
Jean-Luc Vanraes (Open VLD) a quant à lui fait l'éloge de l'esprit d'ouverture dont a fait preuve Charles Picqué. "Il permet à tout le monde de s'exprimer. Cela nous a permis d'avoir une très bonne discussion", a-t-il dit. "L'ambiance est constructive. Il y a bien eu quelques petites piques. Comme j'y suis, il faut bien que j'existe", a ironisé Philippe Moureaux faisant allusion à sa réputation de dur en négociation.

Les discussions reprendront vendredi à 9h30 sur le dossier de l'emploi et ensuite de l'économie. On devrait ensuite s'attaquer au logement et suspendre les travaux vers 22 heures.

Une autre réunion est déjà prévue pour samedi. Pour rappel, Charles Picqué souhaite obtenir un accord global sur une déclaration gouvernementale d'ici la fin de la semaine prochaine. (belga)
02/07/09 21h54
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