"Reynders, premier ministre? La question ne s'est pas posée"
Le président du MR, Didier Reynders, pourrait-il succéder à Herman Van Rompuy au poste de premier ministre? Les présidents du PS et du cdH, Elio Di Rupo et Joëlle Milquet, ont très habilement réussi à ne pas répondre à cette question lors des émissions télévisées politiques dominicales. "La question ne s'est pas posée", ont-ils dit.
"Chacun veut aller vite et plaide pour la continuité. Le CD&V dit ne rien vouloir changer à la répartition des postes", ont-il rappelé. En conséquence, la question d'un premier ministre d'un autre parti ne s'est pas posée.
Didier Reynders avait, quant à lui, rappelé que lui-même et le président de l'Open Vld, Guy Verhofstadt, ont dit à Wilfried Martens que la famille libérale qui était redevenue la première famille politique du pays après la rupture du cartel CD&V/N-VA, était disposée à livrer le premier ministre.
TerminateurPour le reste, chacun a rappelé l'importance de continuer à travailler sur les dossiers économiques et sociaux et plusieurs intervenants ont dit leur étonnement devant la nomination par le roi de M. Martens.
C'est sans doute l'ex co-présidente d'Ecolo, Isabelle Durant, qui a résumé le sentiment général en disant qu'on avait déjà, par le passé, eu des médiateurs, des explorateurs... "Il est temps maintenant d'avoir un terminateur", a-t-elle lancé.
Elio Di Rupo est resté très prudent. "Je ne veux pas juger les initiatives du roi", a-t-il dit. Il a toutefois ajouté qu'on pouvait supposer que "l'expérience du passé à jouer dans la décision du roi". Joëlle Milquet a indiqué que son parti n'était "pas demandeur" d'une telle mission tout en soulignant que cette mission était très limitée, à savoir chercher un cadre de discussion pour BHV.
Dossier épineux"Nous avons toujours dit que nous étions prêts à chercher une solution négociée. Je l'ai déjà dit l'année dernière au même Wilfried Martens mais je constate que, pendant une année, l'actuel premier ministre n'a pris aucune initiative", a commenté Didier Reynders. Chacun a appuyé que la solution de cet épineux dossier devant être "négociée et équilibrée".
Perte de tempsLe matin, dans le quotidien
La Dernière Heure, l'ancien premier ministre Marc Eyskens (CD&V) dit que la mission de Wilfried Martens est une perte de temps. "Cela donne surtout l'impression qu'Yves Leterme est un incapable", selon lui. A la VRT, c'est l'opposition flamande qui s'est exprimée. Pour elle aussi, la désignation de M. Martens est une preuve de méfiance à l'égard d'Yves Leterme.
Le président de la N-VA, Bart De Wever, dont le parti fait partie de la majorité en Flandre, a insisté sur le fait que l'accord de gouvernement flamand précise clairement qu'il n'était pas question d'accepter un élargissement de Bruxelles ou des facilités. Une telle attitude rend toute solution négociée et équilibrée difficile sans mettre en danger le gouvernement Kris Peeters. (belga)