MISE À JOUR
Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy voit dans l'avanie que lui a faite le député eurosceptique Nigel Farage un signe de la détérioration des moeurs politiques, a-t-il indiqué dimanche lors de l'émission De Zevende Dag sur la VRT.
Le député britannique avait soutenu mercredi, au Parlement européen, que M. Van Rompuy avait "le charisme d'une lavette humide" et "l'apparence d'un petit employé de banque". Il avait également accusé le président du Conseil d'être "l'assassin sournois de la démocratie européenne et des États nationaux".
"Quel pitoyable personnage!"
Revenant sur l'incident dimanche sur la VRT, M. Van Rompuy ne s'en est pas ému outre mesure. "Je n'ai pas trouvé cela agréable mais j'ai quand même eu honte à sa place. Quel pitoyable personnage! J'ai réagi de façon très britannique, usant de beaucoup de flegme", a indiqué le président de l'Union européenne.
Selon l'ancien premier ministre belge, les reproches formulés à son endroit témoignent de l'évolution des moeurs, qui s'exprime également en politique. "Nous vivons dans une société trop agressive et cela laisse également libre cours à l'expression d'une violence politique verbale", a-t-il témoigné, ajoutant que sa remarque valait aussi pour le parlement belge. (belga)


