Un projet de déclaration politique destiné à sortir les négociations climat de l'impasse devait être soumis dès vendredi matin à une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement, afin de dégager la voie à la conclusion d'un accord à 193 pays sous l'égide des Nations unies.
Après une réunion à huis clos dans la nuit, ceux-ci se retrouvent vendredi à 8h00 pour peaufiner ce texte, rédigé dans la nuit par leurs conseillers, avant de le soumettre l'après-midi aux quelque 130 dirigeants réunis en sommet dans la capitale danoise pour conclure un accord contre le réchauffement de la planète.
Jeudi soir, ce groupe restreint a "essayé de trouver un accord politique en forme de "chapeau" et de mettre en avant les principaux points", a déclaré Fredrik Reinfeldt, Premier ministre suédois, à la sortie de la réunion.
Ce "chapeau politique" servirait d'introduction aux deux textes de l'accord proprement dit, négociés sous l'égide de l'ONU. Ainsi, "l'accord de Copenhague" comporterait trois textes distincts.
Selon un participant, celle-ci devrait mentionner la nécessité de limiter le réchauffement à 2°C au-dessus des niveaux pré-industriels et les réductions d'émissions de gaz à effet de serre que cela implique.
Doit également figurer le financement progressif de l'accord, passant de 10 milliards de dollars en 2012 à 100 milliards par an en 2020. Enfin, il sera précisé que cet accord devra être transformé en traité contraignant "dans les six mois". (belga)


