L'écologiste français Nicolas Hulot a estimé vendredi que le sommet de Copenhague où les leaders de la planète peinaient en fin d'après-midi à conclure un accord pour lutter contre le réchauffement climatique était "affligeant" et "consternant".
"On va le payer lourdement"
"C'est affligeant, c'est consternant, et on va le payer lourdement", a-t-il déclaré à l'AFP. "Ce n'est même pas de la tristesse, c'est de l'incompréhension. Tout le monde va être perdant, cela va être cinglant pour tout le monde", a ajouté le père du "Pacte écologique".
"Ce point de focus d'espérance qu'il y avait depuis deux ans et qui s'appelait Copenhague, sur lequel on était tous tendus (...) va se terminer dans un texte qui va être fait à la va-vite pour essayer de dissimuler la misère", a-t-il déploré.
"J'y croyais ce matin, j'y crois moins maintenant"
Pour Nicolas Hulot, l'Union européenne, à moins qu'elle ne change de stratégie dans les heures à venir - "j'y croyais ce matin, j'y crois moins maintenant "-, était en train vendredi de passer à côté d'une occasion unique.
"L'Europe a là une occasion historique de se distinguer sur un plan diplomatique en disant: on y va tous seuls, on assume nos responsabilités", a-t-il expliqué, appelant de ses voeux une annonce sur "le passage à 30%" (objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport à 1990).
Lourde responsabilité de l'Union européenne
"Au moment ou l'Europe a enfin sa propre diplomatie, cela lui donnerait un poids diplomatique pour les années à venir considérable, ce serait un signal magnifique", a-t-il ajouté.
Visiblement abattu, Nicolas Hulot a souligné qu'il entendait garder "un tout petit peu de marge de manoeuvre" dans l'appréciation et le commentaire définitif: "il reste quelques heures, on peut imaginer que le processus soit un peu prolongé...". (afp/th)


