L'Inde, l'un des plus gros pollueurs de la planète hostile à tout objectif contraignant de réduction d'émissions, s'est félicitée mardi de l'accord de Copenhague, estimant "s'être pas mal débrouillée".
"Nous pouvons nous montrer satisfaits d'avoir obtenu gain de cause sur la question", a déclaré devant le parlement le ministre indien de l'Environnement Jairam Ramesh.
Le ministre a ainsi estimé que son pays s'était "pas mal débrouillé". L'accord arraché in extremis samedi à Copenhague, qui visait à trouver une riposte possible au changement climatique, a été généralement décrit comme insuffisant et décevant.
Il ne répond ni aux objectifs de réduction des émissions des pays industrialisés recommandés par les scientifiques (de -25 à -40% en 2020 par rapport à 1990), ni aux objectifs de long terme pour l'ensemble de la planète (- 50% en 2050).
Les grands pays en développement, dont la Chine et l'Inde, s'arc-boutent contre toute tentative de leur faire accepter des contraintes. Pour l'Inde, pays de 1,1 milliard d'habitants, les pays riches sont historiquement responsables du réchauffement climatique et doivent financer les efforts des pays en développement. (belga/ca)


