La Belgique pourrait manquer d'eau
Alors qu'en Wallonie, 80% de l'eau potable qui s'écoule des robinets provient des nappes aquifères souterraines, les changements climatiques pourraient avoir une influence sur les réserves en eaux souterraines belges, selon une étude réalisée par un chercheur de l'Université de Liège, dans le cadre de sa thèse de doctorat, et relayée vendredi par
La Libre Belgique.
En effet, une augmentation de la température aura pour effet de booster le processus d'évapotranspiration de l'eau de pluie, réduisant d'autant les quantités d'eau susceptibles de s'infiltrer dans les sols.
L'étude s'est penchée sur le bassin du Geer, une rivière qui prend sa source à proximité de Waremme pour se jeter dans la Meuse non loin de Maastricht. Un bassin intensément exploité par les compagnies de distribution d'eau qui alimentent environ 600.000 personnes en région liégeoise. Tous les scénarios testés par le chercheur montrent clairement que les réserves en eaux souterraines du bassin du Geer verront très probablement leur niveau diminuer.
"Inutile de sombrer dans le catastrophisme pour autant, la Belgique n'est pas une région où l'on manque d'eau, mais il faut rester vigilant", souligne le jeune chercheur, Pascal Goderniaux. (belga/cb)