Casillas et la Roja exultent. L'Espagne est championne du monde!
MISE À JOUR C'est un vainqueur historique! Deux ans après avoir soulevé le trophée à l'EURO 2008, l'Espagne est sacrée championne du monde pour la première fois de son histoire (1-0). C'est Iniesta qui a délivré l'Espagne à 3 minutes de la fin de la deuxième mi-temps de la prolongation d'une reprise piquée sur un assist 5 étoiles de Fabregas. Les deux équipes ont eu les possibilités de faire la différence, mais ont péché à la concrétisation. Robben a eu l'ouverture du score au bout du pied, mais s'est heurté à un Casillas au sommet de son art. En supériorité numérique suite à l'exclusion de Heitinga, la Roja a émergé en toute fin de partie alors qu'on s'acheminait vers les tirs aux buts. La liesse peut commencer sur les Ramblas!
Iniesta peut avoir sa statue en Espagne. En manque de rythme en début de tournoi, le génialissime médian du Barça est monté en puissance dans la compétition!
Van Bommel a eu une attitude déplorable tout au long du match. Il aurait d'ailleurs dû être exclu pour cette agression sur Iniesta.
Les Pays-Bas ont été auteurs de quelques vilains gestes, dont cette faute brutale de De Jong sur Xabi Alonso.
Heitinga a été renvoyé au vestiaire pour un deuxième carton jaune.
Le tournant du match. Casillas remporte son face-à-face avec Robben!
L'histoire se répétera-t-elle pour les Pays-Bas, déjà défaits en '74 et '78 contre l'Allemagne et l'Argentine en finale de la Coupe du monde? Sneijder et Robben peuvent réussir là où Cruijff et Renzenbrinck ont échoué autrefois et venger les éternelles frustrations de leurs aînés. L'Espagne, quant à elle, aborde cette apothéose du Mondial avec l'étiquette de favori, thèse confirmée par Paul le poulpe, le "mollusque oracle" qui a même prédit la victoire ibérique contre les Pays-Bas.
Pedro titulaire
Le plus grand événement footballistique de la planète attire évidemment les foules. De Jacob Zuma à Robert Mugabe en passant par Rafael Nadal ou Placido Domingo, tout le monde voulait assister de ses propres yeux à l'épilogue de la compétition à Johannesbourg. Au niveau des effectifs, Bert Van Marwijk alignait une équipe sans surprise, Del Bosque reconduisait le onze de base titulaire contre l'Allemagne, c'est-à-dire avec Pedro et donc sans Fernando Torres.
Villa remuant
D'emblée les hommes de Del Bosque prennent la mainmise sur la rencontre. Villa, très rumuant, multiplie les appels de balle dans le dos de la défense batave. De Jong et Van Bommel se chargent d'effectuer un marquage rigoureux sur Xavi, régulateur de l'entrejeu ibérique. Sergio Ramos, déroutant sur le flanc droit, élimine Kuyt et centre-tire, Heitinga évacue le danger.
Agression de Van Bommel
Dans la foulée, Villa reprend dans le filet latéral le corner de Xavi. Les Pays-Bas dans tout ça? Un tir cadré de Kuyt capté sans problème par Casillas, mais surtout une pugnacité à la limite de l'acceptable: une agression de Van Bommel sur Iniesta sanctionné "que" d'un carton jaune et un coup de karaté de De Jong sur Xabi Alonso qui valait aussi l'exclusion. Howard Webb, déjà très critiqué par la presse espagnole, restait étonnamment indulgent...
Robben loupe le 1-0
En deuxième mi-temps, la tension monte d'un cran. La nervosité est palpable. A l'heure de jeu, Robben hérite de la plus grosse occasion du match. Isolé splendidement par Sneijder, l'ailier du Bayern loupe son face-à-face avec Casillas, qui réalise un arrêt de classe mondiale en détournant du pied. Le tournant du match! Alors que Villa et Sergio Ramos manquent tour à tour l'ouverture du score, Puyol déséquilibre Robben qui file seul au but, mais Webb laisse poursuivre l'action sans broncher, malgré les protestations virulentes de l'ex-Madrilène.
Iniesta fait la différence
Comme en 2006 lors de France-Italie (et pour la 6e fois de l'histoire), le match allait se jouer aux prolongations. Fabregas a le 1-0 au bout du pied mais manque de lucidité devant Stekelenburg. Malgré les entrées au jeu de Elia et Van Der Vaart, les Pays-Bas subissent les débats. En supériorité numérique après l'expulsion de Heitinga (qui avait empêché Iniesta d'aller droit au but), la Roja fait le forcing pour éviter la séance de tirs aux buts. Ce diable d'Iniesta hérite d'un superbe ballon de Fabregas (qui avait remplacé Alonso) et ne loupe pas la cible. Le stratège du Barça crucifie le portier néerlandais d'une reprise puissante et provoque une explosion de joie de toute l'équipe (1-0).
Paul le Poulpe avait raison
Après l'accident de parcours contre la Suisse (0-1), l'Espagne a maîtrisé son sujet de main maître et a prouvé qu'elle était la meilleure nation de football au monde actuellement. Le football vers l'avant prôné par Del Bosque a fait merveille et ce sacre n'en est que la récompense légitime. Les Pays-Bas échouent pour la 3e fois de leur histoire en finale d'un Mondial. A noter: le sans-faute de Paul le poulpe (pronostiqueur hors pair), qui avait encore vu juste!
Michaël Bouche
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