Les parades colorées qui inondent chaque année les rues de Port-au-Prince pendant le carnaval ont été annulées mardi, les Haïtiens n'ayant pas la tête à la fête après le séisme que certains considèrent comme la pire catastrophe naturelle des dernières décennies.
"Tout le monde est triste", se désole Nanotte Verly, une mère de neuf enfants qui a perdu sa maison dans le séisme qui a fait plus de 217.000 morts et a privé de toits plus d'un million d'Haïtiens. "Toutes les maisons gisent encore sur le sol", ajoute la mère de famille de 48 ans.
"Beaucoup de gens ont perdu des proches et ne sont pas d'humeur à faire la fête", dit Anel Sainterne, une artiste qui vend ses peintures dans la rue.
Mardi, la Banque interaméricaine de développement (BID) a estimé que la reconstruction d'Haïti, dont la capitale Port-au-Prince et sa région ont été dévastées, allait coûter 14 milliards de dollars.
Ces chiffres, rapportés au nombre d'habitants et à l'état de l'économie de ce petit pays des Caraïbes, feraient du tremblement de terre de janvier la pire catastrophe naturelle de l'histoire moderne, selon l'organisme. (belga/chds)


