Parmi toutes les options en matière d'isolation thermique, l'isolation de la toiture est celle qui interpelle le plus le bricoleur averti. Mais en réalisant ces travaux soi-même, on perd la possibilité d'emprunter 'vert' et de prétendre à diverses primes éventuelles. Car une facture d'achat de matériaux d'isolation ne constitue pas une pièce justificative valable ; seule la facture d'un entrepreneur enregistré entre en ligne de compte.
De meilleurs prix
Une deuxième raison pour dissuader le bricoleur, c'est la différence de prix d'achat. Compte tenu des volumes de matériaux nécessaires à son activité, un entrepreneur peut négocier des prix plus serrés auprès de son fournisseur qu'un petit client unique. De plus, en tant qu'utilisateur final, vous payez une TVA de 21 % dans le commerce, tandis qu'un entrepreneur ne vous comptera que 6 % dans le cadre de travaux de rénovation. Et n'oublions pas que les bricoleurs peuvent facilement commettre de petites erreurs qui peuvent avoir un impact sensible sur l'efficacité de l'isolation de leur toiture.
Les sols et les murs
Isoler les sols et les murs d'une habitation existante est plus compliqué qu'isoler une toiture. Pour l'isolation du sol, l'entrepreneur enregistré doit certifier par le biais d'une attestation que le matériel d'isolation utilisé présente une résistance thermique d'au moins 1 m²K/W pour l'isolation de la face intérieure de la superficie qui entre en contact avec le sol ou avec un espace non chauffé ou non protégé contre le gel. En langage de profanes : la couche d'isolation est intégrée dans la structure du sol. Elle doit être de 2 m²K/W minimum pour l'isolation de la face extérieure de cette même superficie. Il peut s'agir du plafond d'une cave ou d'un vide sanitaire, mais aussi par exemple d'une percée.
Pour l'isolation des murs, l'entrepreneur doit certifier une résistance de minimum 2 m²K/W pour l'isolation de la face extérieure du mur qui entre en contact avec l'air extérieur ou avec un espace non chauffé ou non protégé contre le gel, et de minimum 0,75 m²K/W dans le vide. Pour l'isolation des toitures, la valeur minimale autorisée est de 2,5 m²K/W.


