La société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs (Sabam) réfute les affirmations selon lesquelles elle traîne volontairement à payer les droits d'auteur afin de faire fructifier l'argent sur ses propres comptes. "Ce sont des affirmations scandaleuses", réagit la Sabam.
La Sabam indique qu'il y a 23 sociétés qui perçoivent les droits d'auteur et qu'il n'est pas juste de mettre tout le monde dans le même panier.
Les sociétés qui perçoivent les droits, par exemple quand il s'agit de musique, sont dépendantes des utilisateurs qui doivent leur envoyer les données. Cela n'arrive souvent qu'après un an. Et la qualité de ces données laisse parfois à désirer, ce qui peut aussi entraîner des retards, explique la Sabam.
Les sociétés ont trois ans pour verser les droits. Si ce délai est dépassé, l'argent est versé à tous les ayants-droit, insiste-t-on encore à la Sabam.
Affirmer qu'on fait traîner les choses en longueur pour faire fructifier l'argent sur nos propres comptes est scandaleux, indique la Sabam. "Les intérêts sont utilisés pour réduire nos frais de fonctionnement. Mais nous sommes une coopérative. Ce sont les auteurs qui supportent les coûts, donc si nous utilisons aujourd'hui les intérêts pour réduire ces coûts, ou si nous les leur versons, cela revient au même." (belga)
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