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Ardentes Après la douche d'avant-hier, une douce météo printanière a régné sur les Ardentes ce vendredi. Au programme de cette seconde journée: quelques découvertes belges, de vieilles connaissances, beaucoup d'electro et... un Marilyn Manson un peu fatigué.
La journée commence sous le soleil et les festivaliers les plus courageux (15h, quand même...) viennent soigner leur bronzage ou cuver leurs excès nocturnes devant les jeunes bruxellois de BRNS. En tailleur sur la plaine, l'ambiance est à l'écoute. Atypique et inspiré, le son du quatuor ravive l'oreille, trop souvent engourdie par les recettes conventionnelles.
L'après-midi fait la part belle aux formations belges. Les Liégeois de Kennedy's Bridge prennent le relais devant une foule vouée à leur cause: un soutien non négligeable pour compenser l'acoustique médiocre d'une HF6 décidément sans pitié pour ses artistes... Les rockers anversois de The Hickey Underworld complètent le podium communautaire et déversent leur son en béton armé sur la plaine du Parc Astrid avant que Great Mountain Fire, déjà labellisé "valeur sûre" ne clôture la série belge entre deux vieilles connaissances.
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Gaz Coombes (archives)
Car sur la plaine, c'est Gaz Coombes (Supergrass) et Ed Kowalczyk (Live) qui se succèdent. Et, au milieu de ce public hétéroclite du vendredi - entre les fans de Marilyn Manson postés au premier rang depuis 14h, les amateurs d'électro qui arrivent petit à petit et le reste qui profite du soleil - ils devaient être peu nombreux, ceux qui s'étaient déplacés pour ces deux anciens chanteurs à succès.
On a préféré l'énergie du premier mais on préférait déjà Supergrass à l'époque (et comme ça sonne souvent "Supergrass"...). Gaz Coombes a livré un peu de fraîcheur malgré le public très clairsemé. Un peu plus de monde pour Ed Kowalczyk, chanteur de Live, qui récoltera le plus de succès avec les titres du groupe, comme "Lightning Crashes" et "Selling the drama".
Les fans de Marilyn Manson, aux premières loges de 15h00 à minuit.
Mais rayon rock, que les puristes me pardonnent, la star du jour c'est Marilyn Manson (et ses fans, facilement reconnaissables). Avec 45 longues minutes de retard, l'homme monte enfin sur scène. Le début est impressionnant: Manson a un incroyable charisme et sa présence est très imposante. Il terrifie (un peu) et fascine (un peu).
Mais la bonne surprise sera de courte durée: Manson, c'est plus ce que c'était. Le "chanteur" s'égosille mais ne parvient plus vraiment à chanter juste. Manson ruinera d'ailleurs totalement "Personal Jesus". La puissance vocale n'est plus non plus vraiment au rendez-vous. Heureusement, du côté des musiciens, tout va toujours bien: le son envoyé est lourd et fracassant, bien comme il faut.
Côté mise en scène, Manson change d'accessoires à chaque morceau. Tantot affublé d'un chapeau à paillettes, tantôt d'un boa rose, on ne comprend pas vraiment le sens de ses déguisements, qui dénotent avec l'univers des clips de l'artiste.
A l'issue du concert, les avis sont partagés. Les fans acharnés du premier rang ont adoré, les curieux sont contents "de l'avoir vu" mais beaucoup ont tout de même avancé que Manson ferait bien de songer à prendre sa retraite. La plaine se vidait d'ailleurs au fil des minutes avant même la fin du concert.
Twin Shadow (archives)
Pour en rajouter une couche au choc des publics, ce vendredi à Liège sonnait aussi l'ouverture des nuits électro. Les Liégeois de Jerikan ont donné le ton dès 20:00, pendant que l'électro pop mélancolique de Twin Shadow se débattait avec le son du HF6. Une bagarre perdue, devant quelques poignées d'amateurs qui avaient raison d'espérer mieux. Un peu avant, la new wave sympathique mais déjà vue des Juveniles avait moins souffert. Comme la house de leurs compatriotes de Housse de Racket qui a donné le véritable coup d'envoi pour la fête liégeoise. Avec en point d'orgue: le set du Belge The Magician, moitié d'Aeroplane et remixeur à succès (dont évidemment le Follow Rivers de Lykke Li).


