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Ardentes Jour 3 à Liège, avec sa cargaison de festivaliers frais venus pour la journée ou le week-end quand les autres commencent à sentir le poids des deux jours précédents. Ce samedi, c'était rap poids lourd et rock qui postillonne avant une nouvelle nuit électro.
Jonathan Wilson (archives)
Les amateurs de rock ont squatté avec bonheur le HF6 ce samedi. Avant d'enchaîner le blues furieux de The Experimental Tropic Blues Band avec celui de The Jon Spencer Blues Explosion, c'est en effet le folk revival classique de Jonathan Wilson qui a convaincu la salle. On l'attendait depuis son album "Gentle Spirit", et ses airs de début des années '70, ambiance psychédélique planante et longs solos compris. Même son look rappelle celui de David Gilmour, le guitariste des Pink Floyd.
Si le set a mis du temps à démarrer, c'était pour monter crescendo et finalement finir en apothéose avec le public pour un grand moment musical de cette troisième journée. Dans le style folk, on épinglera d'ailleurs le set de Dan San, et sa petite touche irlandaise avec violons, bien accueilli par un public liégeois qui les connaît bien.
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The Jon Spencer Blues Explosion (archives)
Un Jonathan Wilson planant avant la furie liégeoise The Experimental Tropic Blues Band, donc. Du rock brut, bruyant, qui réveille les voisins, joué par un groupe aussi déjanté que leur musique. Ce qui donnera dans le désordre et à répétition: pogo, stage diving, crowd surfing, foule surexcitée, bière renversée. Un set déchaîné et une prestation mémorable à la maison.
A tel point que Jon Spencer Blues Explosion, "maîtres" et amis des précédents, parassait un peu décevant à la suite. Le set est certes plus fin et les morceaux s'enchaînent sans temps mort avec une énergie aux accents "vinyle qui craque", mais il est aussi plus statique. Ou bien était-ce trop, ces deux groupes dans la même après-midi?
Brigitte
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Ambiance plus glam sur l'open air. Robes fendues scintillantes et petits pas de danse en douceur pour le duo féminin Brigitte. De la variété française sensuelle et allumeuse, à l'image du jeu de scène. Une petite heure qui fait du bien, avec un public qui connaît parfaitement le répertoire, des tubes comme "Oh La La", "Battez-vous" et "Coeur de Chewing Gum", aux titres moins connus.
JoeyStarr (archives)
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Et c'est celui qui les a rendues indirectement célèbres qui suivra sur la grande scène, même si Liège devra se contenter de "Ma Benz" version Brigitte. JoeyStarr, 50% NTM et 100% bête de scène doit prouver qu'il reste l'un des meilleurs (des seuls?) rappeurs français quand il s'agit de faire monter la température. L'open air est déjà plein et compact, des jeunes au premier rang, des filles, des curieux et sans doute des amateurs de (feu?) NTM.
Les plus jeunes connaissent le répertoire, les autres un peu moins mais JoeyStarr arrive à mettre le feu sans forcer, accompagné par des musiciens live. Du 100% solo, tant pis pour les anciens, si ce n'est un petit cadeau d'adieu électrique en forme de Seine-Saint-Denis Style version rock. On se demande alors comment 50 Cent pourra tenir la comparaison, avec son statut de tête d'affiche mais aussi de rappeur américain et tout ce qu'il implique.
C'est finalement un Curtis Jackson souriant et presque pile à l'heure qui débarquera sur la scène des Ardentes, faisant mentir deux clichés en une fois sur les rappeurs américains. Un set d'1h30 avec quelques bons moments et quelques longueurs, sous une pluie battante qui n'aura pas décourager beaucoup de monde. On danse, on shake son ass devant le P.I.M.P., on exulte quand arrive "Candy Shop" ou "In da club", tous les tubes mondiaux y passent, avec quelques secondes de Snopp Dogg et Bob Marley en guise d'hommage. La pluie cesse en fin de show, le bon moment pour enchaîner avec les sets de Kavinsky et Mr Oizo au HF6 pour une nuit électronique française au sec.
50 Cent (archives)
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