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Francos 18/07 La 19e édition des Francofolies de Spa a commencé mercredi sous les meilleurs auspices, avec un soleil discret mais un temps toujours sec et agréable, de quoi remonter le moral des festivaliers trempés et embourbés le week-end dernier à Dour.
C'est le groupe namurois Camping Sauvach qui a eu la mission et l'honneur de donner le coup d'envoi des festivités, à 14 heures, sur la scène Proximus, la plus importante en ce premier jour, les concerts du côté de l'Hôtel de Ville n'étant prévus qu'à partir de jeudi. Un chanteur, entouré d'un accordéoniste, deux guitaristes, un bassiste et un batteur, tels sont les complices en place. L'ambiance, folk et plutôt festive, a offert une bonne mise en jambes pour les premiers spectateurs déjà arrivés. Outre les compositions tirées de son dernier album "L'oiseau de nuit", l'équipe s'est aussi lancée dans une reprise du "Pornographe" de Georges Brassens, le tout sans faux pas.
- Lescop sort de la forêt
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Lescop a quelque chose de captivant, une manière de se mouvoir digne de Nicola Sirkis, une voix profonde à la Daho mais moins de mots doux à susurrer aux filles. Lui, les filles, elles lui donnent plutôt rendez-vous dans La forêt, pour lui tirer une ou deux balles dans la tête. "Avec les arbres ici derrière, faites gaffe d'ailleurs si vous y croisez une fille...", nous prévenait-il. Ce titre entêtant a fait les beaux jours des radios ces derniers mois et n'est évidemment pas le seul de l'intriguant Lescop. Trois mois avant la sortie du disque, on a pu découvrir une bien jolie Nuit américaine, on a fait connaissance avec Lubiana et on a fermé les yeux avec Paris qui s'endormait. Intéressant, à suivre donc.
Juste après, sur la scène Ice Watch (anciennement Fnac), le trio liégois The Experimental Tropic Blues Band a injecté la première dose d'adrénaline du festival en livrant le meilleur de son blues-rock déjanté à un public déjà bien motivé. "A poil, à poil, je suis venu avec mon fils, hein", devait rapidement tempérer le chanteur et guitariste Dirty Coq. Il n'aura pas fallu longtemps avant que le fiston en question, futur rockeur dans l'âme, envahisse et squatte la scène, suivi de deux autres enfants, avec le gros casque de protection auditive de rigueur vissé sur les oreilles. Après tout, les Francos ne sont-elles pas LE festival familial par excellence? Malgré la présence des très jeunes danseurs, la prestation et les paroles n'ont pas été édulcorées pour autant, et heureusement!
Après nous avoir dit de ne pas traîner seul dans la forêt, l'autre conseil du jour venait du côté de la grande scène du Village, sur laquelle jouait Anaïs. Elle nous conseillait pour sa part de nous couvrir un peu. "En festival, on ne sait jamais trop comment s'habiller: il fait parfois chaud, parfois froid..." On risque donc d'attraper une angine. Anaïs a fait ses chansons, entre musique et sketchs un peu kitschs: jouer la fille bourrée sur une chanson qui parle de son amour pour l'alcool, c'est trop facile pour totalement nous convaincre. Mais il suffit d'entendre Mon coeur, mon amour pour se rappeler qu'Anaïs a de vraies bonnes idées. Elle eut beau crier sa haine des couples, elle a terminé avec un tas de I love you lancés à son public. Romantique, Anaïs?
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Du côté de Skip the Use, ça s'énervait ferme. Mat Bastard, torse nu dès le deuxième titre, a l'art et la manière de soulever les foules. Des interventions drôles et impertinentes, une énergie débordante, du son qu'on se prend dans la figure comme un tsunami, avec un tel étonnement qu'on reste cloué sur place... Skip the Use est un très bon groupe live, prêt à aller au fond des choses pour convaincre. Mat expliqua: "On est ici pour trois raisons. La première, c'est qu'on est payé un max de fric. Ensuite, parce qu'on avait envie de faire les connards avec Shaka Ponk (leurs potes prévus plus tard dans la soirée) et parce qu'on kiffe la Belgique." Skip the Use a mis un bordel incroyable dans le Village.
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A quelques pas, sur la scène Proximus, le duo malien Amadou et Mariam, accompagné de quatre musiciens et deux choristes-danseuses, a provoqué les déhanchés des spectateurs spadois, enivrés par la bonne humeur des rythmes africains. Contrairement au concert fin juin aux Eurockéennes, Bertrand Cantat, ancien leader de Noir Désir, n'est pas apparu à leurs côtés cette fois-ci. Leurs anciens succès "La réalité" et les "Beaux dimanches" ont par contre côtoyé les morceaux de leur dernier album "Folila", dont "Wily Kataso" et "Africa mon Afrique".
Sur le coup de 21h30, le groupe français Shaka Ponk, dernière tête d'affiche de la soirée, a clôturé en beauté les concerts de la scène Proximus. Energie dévastatrice et gros son ont été les ingrédients-clés de ce show agité et sexy, sur fond de projections sur grand écran circulaire. Il ne fallait pas plus que le hit radio "My Name Is Stain" pour achever d'emballer la foule du parc et du préau, déjà largement conquise.
Après une première journée idéale (musicalement, mais aussi du point de vue météo), les Francofous ont rendez-vous jeudi avec Jali, BaliMurphy, La Grande Sophie, Hugh Laurie, Thomas Dutronc, Julien Doré, Saule ou encore Nolwenn Leroy, pour ne citer que quelques artistes de la longue liste.
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