© belga.
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Le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a appelé vendredi soir les gouvernements des pays arabes du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord touchés par des révoltes populaires à s'abstenir de tout recours à la force.
"Des manifestations pacifiques en faveur de changements démocratiques et socio-économiques doivent pouvoir se dérouler librement", a affirmé le chef de la diplomatie belge dans un communiqué, en se disant "préoccupé" par les violences et les victimes lors des manifestations survenue cette semaine au Yémen, en Libye et à Bahreïn.
Il a également souligné la nécessité du respect la liberté de la presse. "Dans une démocratie qui fonctionne bien, la population doit en effet pouvoir s'exprimer sans contraintes, pour faire connaître ses opinions, ses ambitions et ses préoccupations. Des élections libres et honnêtes sont une première étape essentielle vers la démocratisation", a ajouté M. Vanackere.
Selon lui, "seule une démocratie qui fonctionne bien peut garantir une stabilisation durable de la région". Les élections doivent pouvoir être organisées dans un contexte où tous les partis et toutes les composantes de la société peuvent mener campagne et proposer, de manière transparente et libre, des candidats qui prennent en compte les aspirations populaires, a-t-il poursuivi.
La Libye, le Yemen et Bahrein ont été touchées par des révoltes inspirées par celles qui ont fait tomber Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie et Hosni Moubarak en Egypte, faisant naître dans le reste du monde arabe le sentiment que la pression populaire pouvait apporter la démocratisation. (belga/mb)


