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Le secrétaire général sortant de la Ligue arabe, Amr Moussa, a fait part de ses "scrupules" après les pertes civiles imputées par Tripoli à l'Otan, dans une interview au quotidien britannique The Guardian de mercredi. Il considère que le temps est venu d'obtenir une solution politique.
Le secrétaire sortant de la Ligue arabe a rappelé que son organisation avait accepté de soutenir les frappes aériennes en Libye afin de protéger les populations civiles qui étaient victimes d'attaques des forces libyennes.
"Quand je vois des enfants se faire tuer, mon devoir est d'avoir des scrupules. C'est pourquoi, j'ai mis en garde contre le risque de pertes civiles", a déclaré M. Moussa peu après que l'Otan a été accusée par le régime libyen d'être à l'origine de la mort en 48 heures de 24 civils, dont des enfants.
"Le temps est venu de faire tout ce qu'on peut afin d'obtenir une solution politique. Cela doit commencer par un cessez-le-feu réel et sous supervision de la communauté internationale. Jusqu'à la mise en place de ce cessez-le-feu, Kadhafi resterait au pouvoir. Il y aurait ensuite une période de transition afin d'obtenir un accord sur l'avenir de la Libye", a ajouté M. Moussa. Ce dernier doit quitter prochainement la direction de la Ligue arabe pour se présenter à l'élection présidentielle en Egypte.
Un pays d'accueil pour Kadhafi
M. Moussa a par ailleurs indiqué que des contacts avaient été établis avec plusieurs pays, en Afrique et au Moyen-Orient, pour voir si l'un d'eux serait prêt à accueillir le colonel Kadhafi.
Le responsable sortant de la Ligue a estimé que le cas de la Syrie était différent: "Il y avait unanimité en Libye mais (sur la Syrie), il y a certaines hésitations en raison de considérations stratégiques et politiques".
"Nous sommes scandalisés par ce qui se passe en Tunisie, en Syrie, en Libye, au Yémen. La vaste majorité (au sein de la Ligue arabe) n'est pas à l'aise avec ce qui se passe en Syrie", a-t-il dit. Interrogé sur le président syrien, Bachar al-Assad, Amr Moussa a répondu: "Ses chances se réduisent. C'est une course. Une course entre la réforme et la révolution". (afp)


