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Sept manifestants sont tombés mardi sous les balles de la police yéménite qui voulait empêcher un nouveau sit-in hostile au chef de l'Etat à Taëz (sud-ouest) et 13 soldats sont morts près de Zinjibar, une ville du Sud aux mains de membres présumés d'Al-Qaïda depuis dimanche.
Par ailleurs, à Sanaa, sept partisans du chef des Hached, cheikh Sadek al-Ahmar, qui a rejoint l'opposition, ont été tués dans des combats, selon des médecins, tandis que le bilan des pertes des troupes du président Ali Abdallah Saleh reste inconnu.
A Taëz, pour dissuader des petits groupes de se rassembler à nouveau après la dispersion lundi d'un sit-in "permanent", les forces fidèles à M. Saleh n'ont pas hésité à tirer sur des manifestants, tuant cinq personnes, selon des sources médicales et des témoins. Deux autres personnes ont été tuées en tentant d'entrer dans Taëz pour manifester.
A Sanaa, de violents combats ont repris mardi entre les forces du président Saleh et le plus puissant des chefs tribaux, après quatre jours d'un calme relatif, faisant au moins sept tués parmi les partisans du cheikh Sadek al-Ahmar.
Dans le sud du Yémen, 13 militaires sont morts mardi dans le secteur de Zinjibar, portant à 41 le nombre des militaires et civils tués depuis dimanche, lorsque des centaines de combattants présumés d'Al-Qaïda ont pris le contrôle de cette ville, chef-lieu de la province d'Abyane, un fief du réseau extrémiste.
Six soldats ont été tués et huit blessés dans une attaque lancée par des combattants présumés d'Al-Qaïda. Deux autres soldats blessés lundi ont succombé mardi dans un hôpital d'Aden.
En outre, cinq militaires ont été tués et 23 autres blessés dans un attentat suicide à la voiture piégée perpétré contre un convoi militaire près de Zinjibar. (belga)


