La rébellion se prépare à une offensive en Libye

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Par: rédaction
3/07/11 - 16h17
© photo news.



La rébellion libyenne se prépare à lancer une offensive majeure sur le front ouest avec l'objectif d'être à portée de canon de Tripoli, bastion du régime de Mouammar Kadhafi, remontée par le parachutage d'armes françaises et des frappes accrues de l'Otan.

Parallèlement, le président sud-africain Jacob Zuma se rend en Russie pour des entretiens lundi sur la crise libyenne, a annoncé la présidence sans préciser avec qui il doit s'entretenir.

Autre pays plutôt proche du régime, la Turquie a haussé le ton ce week-end en annonçant le non-remplacement de son ambassadeur à Tripoli et en appliquant les sanctions économiques -décidées en février par l'ONU- visant des caciques du régime et des banques. Autre symbole fort: le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a effectué dimanche une visite à Benghazi, la capitale rebelle.

Ces développements surviennent au moment où une solution négociée du conflit semble dans l'impasse, les protagonistes campant sur leurs positions près de cinq mois après le début d'une révolte devenue guerre civile.

Ils ont lieu au surlendemain du sommet de l'Union africaine (UA) en Guinée équatoriale qui a adopté un accord-cadre prévoyant d'écarter M. Kadhafi des négociations, tout en refusant d'exécuter le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre le leader libyen pour crimes contre l'humanité.

Alors que les rebelles ont gagné du terrain dans les combats sur le front Ouest, leur porte-parole militaire, Ahmed Omar Bani a affirmé qu'ils se préparaient à une offensive majeure dans les 48 heures pour reprendre des secteurs au sud de Tripoli.

Les insurgés cherchent notamment à reprendre Bir Al-Ghanam, un carrefour stratégique à quelque 50 km au sud de Tripoli, afin d'être à portée de canon de la capitale libyenne.

Dans une nouvelle tentative de trouver une issue négociée au conflit, M. Zuma doit rencontrer des responsables russes lundi. Moscou n'a pas confirmé cette visite. Fin mai, Jacob Zuma, mandaté par l'UA, avait tenté une médiation auprès de Mouammar Kadhafi qui s'était soldée par un échec. (belga)

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