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L'Algérie a cherché jeudi à sortir progressivement de ses ambiguïtés sur la Libye, en assurant à l'occasion d'une conférence internationale à Paris qu'elle est prête à reconnaître les autorités de transition libyennes et en excluant d'accueillir Mouammar Kadhafi.
Convié par le président français Nicolas Sarkozy à la conférence internationale des "amis de la Libye", le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci a amorcé le ralliement d'Alger à la majorité de la communauté internationale.
Le Conseil national de transition (CNT) libyen "annonce un nouveau gouvernement représentatif de toutes les régions du pays", a noté le ministre. "Lorsqu'il l'aura fait, nous le reconnaîtrons", a-t-il déclaré sur la radio française Europe 1, à quelques heures de l'ouverture de cette conférence au palais de l'Elysée.
L'Algérie est le seul pays d'Afrique du Nord à n'avoir pas reconnu l'instance représentative de la rébellion. Affichant une "stricte neutralité" dans le conflit déchirant son voisin, elle s'est surtout attirée l'accusation de soutien au dirigeant déchu Mouammar Kadhafi et donné un sentiment d'isolement croissant face à l'élan créé par les révolutions arabes.
Mourad Medelci a déclaré qu'il s'était déjà entretenu au téléphone avec le numéro deux du CNT Mahmoud Jibril et qu'un entretien avec son président, Moustapha Abdeljalil, était prévu en marge de la conférence de Paris.
Le ministre algérien a de nouveau démenti que le territoire algérien ait pu servir de passage à une aide militaire pour le dirigeant libyen et justifié l'accueil d'une partie de sa famille par des motifs purement humanitaires. Mais Mourad Medelci a assuré qu'il n'était pas question d'offrir l'asile à l'ancien guide libyen. (belga)


