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Des chars syriens ont pris d'assaut vendredi un quartier de la ville rebelle de Homs, où les soldats ratissaient le secteur maison par maison, ont indiqué des militants.
"Les chars sont entrés dans le quartier Inchaat" avant l'aube, a déclaré Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Les troupes étaient toujours sur place vendredi matin, près du quartier de Baba Amr, cible d'un bombardement intensif des troupes depuis samedi.
Des attaques à l'explosif ont également secoué Alep, la deuxième ville de Syrie, faisant des victimes. Ces violences sont survenues avant des manifestations prévues à travers le pays, comme tous les vendredis depuis le début le 15 mars de la contestation, à l'appel des militants pro-démocratie qui entendent cette fois-ci dénoncer le soutien de Moscou au régime de Bachar al-Assad et son veto à l'ONU.
A Alep, la capitale économique du pays située dans le nord, "deux explosions terroristes" contre le bâtiment de la sécurité militaire et un siège des forces de l'ordre, ont fait plusieurs morts et blessés, civils et militaires, a indiqué la télévision d'Etat. La chaîne, qui a montré des images de bâtiments détruits et de corps calcinés, n'a pas donné de bilan précis dans l'immédiat.
Les militants syriens ont fait état de trois explosions, dont l'une à proximité d'un bâtiment de la sécurité d'Alep, jusque-là relativement épargnée par la révolte populaire et la répression brutale menée par le régime. La commission générale de la Révolution syrienne (CGRS), un groupe d'opposition, a immédiatement accusé les autorités des attaques, parlant "d'une nouvelle mise en scène réalisée par le régime". (afp/ca)


