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Les affrontements se poursuivaient dimanche à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, entre partisans et adversaires de la révolte en Syrie voisine, faisant quatre nouveaux blessés malgré un accord pour déployer l'armée, a constaté un correspondant de l'AFP.
Durant le week-end, trois personnes ont trouvé la mort à Tripoli, où le Premier ministre Najib Mikati a rencontré en fin d'après-midi des responsables politiques, des services de sécurité et religieux.
A l'issue de cette réunion, il a été convenu de déployer l'armée dans tous les quartiers touchés mais les échanges de tirs se poursuivaient, selon le correspondant.
Quatre personnes, dont deux enfants, ont été blessés dans le quartier de Bab el-Tebbaneh, à majorité sunnite et hostile au régime syrien, où l'armée tentait de se déployer, selon une source au sein des services de sécurité.
Depuis le matin, de nombreux habitants fuient les violences à Tripoli où les affrontements de ce genre sont fréquents.
Dimanche matin, un homme a péri lors d'affrontements entre habitants de Bab el-Tebbaneh et résidents du quartier de Jabal Mohsen, alaouite et sympathisant du régime de Bachar al-Assad.
Samedi soir, un habitant du quartier sunnite de Kobbé avait déjà été tué dans des heurts qui ont fait également 14 blessés.
Dans un incident séparé, un officier de l'armée a été abattu, selon une autre source des services de sécurité, par un tireur embusqué, après des échanges de tirs samedi soir entre l'armée et des islamistes réclamant la libération d'un des leurs soupçonné de "terrorisme" par les autorités.
Le Liban est divisé entre l'opposition, soutenue par Washington et l'Arabie saoudite et hostile au régime syrien, et le camp du Hezbollah qui domine le gouvernement et qui est appuyé par Damas et Téhéran.


