7s7
Pensez à l'environnement. Réfléchissez avant d'imprimer!

Les Verts européens donnent un coup de pouce à Van Besien

Par: rédaction
18/05/18 - 15h54  Source: Belga
© belga.

Les Verts européens tiennent ce week-end à Anvers un important congrès préparatoire en vue des élections européennes de mai 2019, sans cacher qu'ils ont choisi cette ville pour soutenir Wouter Van Besien (Groen) dans sa tentative de briser la majorité communale de Bart De Wever (N-VA) au scrutin local d'octobre prochain.

"Le défi de Wouter à Anvers est aussi significatif pour cette ville que pour la Flandre et la Belgique, mais aussi pour l'Europe", a affirmé vendredi l'Italienne Monica Frassoni, co-présidente des Verts européens, en faisant référence à la lutte contre les nationalismes, qui sont en passe de prendre le pouvoir dans son pays.

Les sondages placent actuellement Groen à la deuxième place à Anvers, loin derrière la N-VA, mais en possibilité de "casser la majorité actuelle", a commenté M. Van Besien, devant la presse européenne à Bruxelles.

Conforter sa position
Philippe Lamberts, co-président du groupe des Verts-ALE au parlement européen, voit les écologistes conforter leurs positions dans plusieurs pays: Benelux, Allemagne, Autriche, mais aussi en Italie et en France.

"En Italie, des électeurs écologistes ont voté pour le Mouvement 5 étoiles (populiste, NDLR), mais bon nombre se sentiront trahis par l'alliance avec l'extrême-droite (Lega, NDLR), ce qui crée des opportunités que nous devons matérialiser. En France, des électeurs de Mélenchon n'apprécient plus sa dérive vers une ligne nationaliste-chauviniste. Et pour ceux orientés à gauche qui ont voté Macron, ils se rendent compte aujourd'hui qu'il n'est pas orienté à gauche et à droite comme il s'était présenté, mais à droite et à droite", a affirmé l'eurodéputé belge.

Influence
M. Lamberts voit aussi l'influence du groupe des Verts-ALE se renforcer au parlement européen après les élections, si comme d'aucuns le prédisent l'alliance des conservateurs du PPE et des sociaux-démocrates du S&D (la "grande coalition") ne sera plus prédominante.

A Anvers, les Verts décideront notamment les grands axes qu'ils mettront en avant dans la diversité des situations nationales de l'Europe.

Pour désigner leur candidat "tête de liste" (ou "Spitzenkandidat"), que le Parlement tentera d'imposer aux Etats-membres - malgré leurs réticences - pour désigner le futur président de la Commission, ils ne reproduiront plus l'exercice démocratique de 2014 de "primaires" organisées à travers l'Union. Essentiellement pour des raisons logistiques et financières, reconnaissent-ils.

Fidèles à leur tradition de co-direction masculine-féminine, ils n'excluent pas en revanche de proposer un ticket de candidats, une femme et un homme. Même si il n'y a qu'un poste de président(e) de la Commission, "ce ne serait pas un empêchement pour faire campagne", note Mme Frassoni. Le congrès d'Anvers pourrait en décider.

A la place des primaires, les Verts européens opteront pour une mobilisation des réseaux de citoyens, à travers un projet participatif en ligne avec leur mouvement pour le changement "Tilt".

Tous les droits réservés.