7s7
Pensez à l'environnement. Réfléchissez avant d'imprimer!

Enquête en cours sur les assistants parlementaires de certains eurodéputés

avec l'AFP
30/05/17 - 12h27
Marielle de Sarnez © ap.

Le parquet de Paris a ouvert le 22 mars une enquête préliminaire pour "abus de confiance" sur des soupçons d'emplois fictifs parmi des collaborateurs d'eurodéputés. Cette enquête a démarré à la suite d'une dénonciation d'une eurodéputée FN, Sophie Montel.

Selon Le Parisien, la justice étudie les cas de 19 eurodéputés de droite, de gauche et écologistes, parmi lesquels Mme de Sarnez, et d'une trentaine d'assistants.

Les députés européens de droite Brice Hortefeux et Jérôme Lavrilleux font également partie des parlementaires concernés par l'enquête ouverte après des accusations du Front national sur d'éventuels emplois fictifs d'assistants au Parlement européen, a affirmé mercredi une source proche du dossier confirmant une information du Parisien.

Une enquête similaire vise déjà des eurodéputés FN, dont Marine Le Pen, accusés par le Parlement européen d'avoir versé frauduleusement des salaires d'un montant de près de cinq millions d'euros à des assistants parlementaires entre 2012 et 2017.

Plainte
La ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez a porté plainte mardi pour "dénonciation calomnieuse" contre l'eurodéputée du Front national Sophie Montel qui a fait état de soupçons d'emplois fictifs visant des assistants d'eurodéputés, dont une ex-collaboratrice de Mme de Sarnez.

"Je saisis le procureur de la République d'une plainte en dénonciation calomnieuse contre Mme Sophie Montel (FN)", a tweeté Marielle de Sarnez. Le parquet de Paris a ouvert une enquête à la suite du signalement de l'eurodéputée FN portant sur une vingtaine d'élus, avait révélé le 4 avril l'AFP.

Marielle de Sarnez a affirmé lundi soir dans un communiqué transmis à l'AFP que le contrat de travail de son assistante parlementaire a été, "comme celui de tous (ses) assistants, validé et approuvé par le Parlement européen, encadré par des règles européennes bien plus strictes que les règles en vigueur en France".

Cette assistante basée en circonscription étant par ailleurs élue locale, "sa situation a été déclarée et vérifiée par le Parlement européen", a ajouté Mme de Sarnez qui assure que le travail en question "a été accompagné de rapports d'activité réguliers et consultables".

Dénonciation du FN
Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a estimé mardi que cette enquête était le fruit d'une dénonciation "calomnieuse" du Front national. "Il faut lever tout doute sur cette dénonciation, dont je suis convaincu qu'elle est calomnieuse", a déclaré M. Castaner sur LCI. "C'est quand même le Front national qui fait une lettre. A une époque, on avait des lettres anonymes, là au moins, elle est signée", a-t-il ajouté, notant qu'à la suite de cette lettre "immédiatement, la justice européenne étudie cette demande", ce qui est "légitime".

M. Castaner a notamment fait valoir qu'à la différence du FN, visé par une enquête similaire, "on n'a pas des gens qui travaillaient pour un appareil politique, on a des gens qui travaillaient en circonscription électorale". La nouvelle ministre des Affaires européennes "Marielle de Sarnez précise: la collaboratrice dont on parle travaillait", a-t-il insisté, alors que Mme de Sarnez a démenti lundi soir toute irrégularité dans l'emploi de son assistante.

Le porte-parole a plaidé pour "une égalité de traitement sur l'enquête" avec le parti de Marine Le Pen, se disant convaincu que "si Marielle de Sarnez était convoquée par la justice, elle s'y rendrait", ce qui est "une vraie différence avec le Front national".

Tous les droits réservés.