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Emma Meesseman © AP

Emma Meesseman championne de WNBA et MVP de la finale

Washington Mystics - avec deux Belges dans ses rangs, Emma Meesseman (22 pts) surtout en pièce maîtresse et Kim Mestdagh - a conquis son premier titre WNBA en battant une troisième fois en cinq matches Connecticut Sun 89 à 78 (mi-temps: 42-43) jeudi à l’Entertainment and Sports Arena de Washington devant 4.200 spectateurs.

À 26 ans, et pour sa sixième saison dans le championnat professionnel nord-américain de basket, Emma Meesseman est devenue championne de WNBA à l’issue de cette cinquième et ultime manche de la finale remportée par la franchise qui l’avait draftée en avril 2013. La victoire des Mystics jeudi scelle ainsi par 3 victoires à 2 la série en finale face à Connecticut Sun.

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Elena Delle Donne et Emma Meesseman © AFP

Emma Meesseman: MVP de la saison régulière et de la finale

La partie aura été serrée durant la majorité du temps. Connecticut Sun aura pris au maximum 9 points d’avance dans le 3e quart temps à 44-53, mais sous l’impulsion d’Emma Meesseman (11 points dans le 3e quart), les Mystics ont recollé petit à petit (62-64 à la demi-heure). 

Les joueuses de Mike Thibault parvenaient à se libérer au fil des minutes permettant à Washington de repasser devant son adversaire. Avec aussi Elena Delle Donne (21 pts, 9 rebonds), la MVP (meilleure joueuse) de la phase régulière, les Mystics allaient chercher le premier titre de leur histoire. Emma Meesseman terminera avec une grosse ligne de stats encore: 22 points (8/11 à 2pts, 1/3 à 3pts, 3/5 LF, 3 rebonds, 3 assists, 2 contres et 2 interception (pour 4 fautes et une perte de balle) en 26 minutes de jeu. 

Emma Meesseman ajoute une ligne de plus à son énorme palmarès, avec ce prestigieux succès dans “le meilleur championnat au monde”. L’intérieure flandrienne a pris une part prépondérante dans ce premier sacre des Mystics en WNBA après une finale perdue l’été dernier contre Seattle (3-0) sans elle qui avait privilégié alors la Coupe du monde avec l’équipe nationale soldée par une 4e place pour les Belgian Cats.

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Emma Meesseman © AFP

“Je ne suis qu’une joueuse qui a aidé son équipe”

Emma Meesseman avait aligné 19.0 points, 5.9 rebonds, 2.4 assist de moyenne par match en playoffs (en 28.4 minutes de jeu) avant ce dernier match de la finale. Elle en était à 13,1 pts par match en moyenne durant la saison régulière, pour 3,2 assists et 4,2 rebonds en 23 minutes de jeu seulement.  

“Je ne suis pas la pièce du puzzle qui manquait, je ne suis qu’une joueuse qui a aidé son équipe à gagner le championnat. C’est ma famille maintenant et je veux partager ça avec elles, je les aime. La seule chose qui comptait était ce titre de champion”,  a-t-elle déclaré en recevant son trophée de MVP de la finale. 

Du côté des Mystics, Kim Mestdagh, 29 ans, originaire de Ypres comme Emma Meesseman, disputait sa première saison dans le championnat US avec un rôle plus discret jouant en moyenne 4.7 minutes par match durant la saison régulière (jouant une minute en demi-finale des playoffs). 

Elle enfile elle aussi une bague au doigt, à l’instar d’Ann Wauters, titrée en 2016 avec Los Angeles Sparks pour sa 9e et dernière saison en WNBA. La Waaslandienne, 37 ans, avait joué 4.6 minutes de moyenne (2.3 en playoffs). Elle n’est pas montée au jeu lors de cette manche décisive.

Victorieux chez lui lors de la première manche (95-86), Washington Mystics avait laissé échapper le deuxième match à domicile (87-99) s’imposant dimanche à Connecticut (81-94) pour mener 2 à 1 dans cette finale au meilleur des cinq matches. Mardi, une première balle de match avait été manquée à Connecticut Sun qui avait égalisé à deux partout (90-86).

La carrière d’Emma Meesseman

Emma Meesseman, 26 ans, 1m93, a conquis le titre WNBA pour la première fois, l’un des sommets de sa carrière jeudi avec Washington Mystics au terme d’une trajectoire riche déjà de nombreux autres succès. L’intérieure flandrienne a en outre été élue MVP, meilleure joueuse, de la finale.

Formée à Ypres d’où elle est originaire par son actuel sélectionneur national, Philip Mestdagh, Emma Meesseman avait quitté la Belgique au lendemain d’un inédit doublé Coupe-Championnat de Belgique avec son club de Blue Cats Ypres en 2012, un an après avoir guidé la Belgique au titre européen chez les U18.

La jeune intérieure flandrienne entame alors sa carrière à l’étranger sans brûler les étapes, signant un contrat de quatre ans avec le Spartak Moscou. Prêtée d’abord deux saisons à Villeneuve d’Ascq en France, la fille de Sonja Tankrey, ex-internationale aussi, joueuse de l’année également, jouera une saison et demie ensuite au sein de la formation moscovite avant de rallier les rangs d’Ekaterinburg en février 2016 où elle entame sa moisson de trophées: trois titres de championne de Russie, une Coupe de Russie (réservée depuis lors aux joueuses russes uniquement), trois titres de championne d’Europe en remportant l’Euroligue dont elle fut MVP en 2018.

Depuis 2013, elle double ses saisons avec des étés en WNBA sous le maillot de Washington Mystics qui l’avait draftée cette année là au 2e tour. Seule européenne du All Star en 2015, Emma Meesseman ne fera l’impasse qu’une seule saison sur la WNBA, en 2018, pour se consacrer à la Coupe du monde avec une équipe nationale à laquelle elle est très attachée depuis la nomination de son coach Philip Mestdagh en 2015.

Au bout du compte pour la Belgique, un retour en phase finale d’un Euro en 2017 après dix ans d’absence, une médaille de bronze historique à Prague et une 4e place dans la foulée au Mondial à Tenerife. Cinquième de l’Euro début juillet à Belgrade, la Belgique y a décroché une place pour un tournoi de qualification pré-olympique en février prochain, ultime étape avant les JO de Tokyo 2020.

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Emma Meesseman © AP