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A Londres, pour la dernière compétition de sa carrière, Usain Bolt a mordu la poussière. © AP

Federer, Bolt, le Real... comme Teddy Riner, ils sont un jour tombés de leur piédestal

Les plus grands champions finissent toujours par mordre la poussière et les géants du sport n’ont pas échappé à cette règle depuis le début du siècle. Comme Teddy Riner ce dimanche, Rafael Nadal, Roger Federer, Usain Bolt, le Real Madrid ou encore le Team USA ont vu leurs plus belles séries s’arrêeter brutalement. Retour sur quelques-unes des défaites qui ont fait l’histoire du sport au cours des 20 dernières années. 

Wimbledon 2008 : Roger Federer terrassé dans son jardin, par son plus grand rival 

Ça restera l’un des tournants de la carrière de Roger Federer, mais aussi de l’histoire du tennis. Étrillé à Roland-Garros un mois plus tôt (il n’avait pris que six jeux en finale), Roger Federer retrouve son meilleur ennemi à ‘domicile’. Quintuple tenant du titre, le Suisse surfe alors sur une improbable série de 41 succès consécutifs dans son jardin londonien. Et il a battu l’Espagnol lors des deux dernières finales. Pour gonfler encore plus sa confiance, il a tracé son chemin vers la finale sans concéder le moindre set. 

On le croit prêt à prendre sa revanche sur son bourreau parisien et il s’avance comme le favori légitime d’une finale de haut vol. Le Maestro paraît pourtant perdu sur le court, il prend des coups pendant deux sets et Nadal s’envole vers son premier titre sur le gazon du All-England Club. Mais la pluie s’en mêle et vient au secours du Suisse. Le match est interrompu et Roger Federer remonte sur le court avec d’autres intentions. Il revient à deux sets partout. Au terme d’un cinquième set complètement fou, c’est finalement l’Espagnol qui s’impose, et qui met fin à la suprématie de Roger Federer: à Wimbledon, mais aussi en tête du classement mondial. Le lendemain, Rafa grimpe sur le trône pour la première fois de sa carrière et met fin à 237 semaines de règne de Roger Federer sur le classement ATP... 

Roland-Garros 2009: Nadal vaincu, tremblement de terre (battue) à Paris 

Un an plus tard, c’est Rafael Nadal qui va connaître la défaite sur son terrain. Aucune domination dans l’histoire du tennis n’est aussi forte que celle du matador espagnol sur la terre battue parisienne, où il a levé les bras à douze reprises. Quand il déboule à la Porte d’Auteuil en mai 2009, l’Espagnol n’a encore jamais connu la défaite sur l’ocre de Roland-Garros. Quatre participations, quatre sacres et un bilan implacable de 31 victoires pour zéro défaite au moment de croiser le fer avec Robin Soderling en huitième de finale. 

Et si le Suédois, 23e mondial avant le tournoi, a bien quelques faits d’arme renseignés sur son CV, personne ne le croit capable de renverser l’ogre Nadal. Fort d’une confiance en lui au-dessus de la moyenne et derrière son gros service et un coup droit dévastateur, Robin Soderling se fait un nom ce jour-là. Il prolongera d’ailleurs l’aventure jusqu’en finale, avant de tomber contre... Roger Federer. Le Suisse profite de l’absence de Rafael Nadal pour remporter le dernier Majeur qui manque à son palmarès et égaler Pete Sampras avec un 14e sacre en Grand Chelem.  

Londres 2017: la Foudre s’éteint 

Recordman du monde du 100 et du 200 mètres, incontestable roi du sprint, Usain Bolt a marqué l’histoire de son sport avant de se présenter à Londres pour disputer ce qu’il a clairement désigné comme la dernière grande compétition de sa carrière. Entre les Jeux de Pékin (2008) et ceux de Rio (2016), le Jamaïcain a collectionné 19 médailles d’or olympiques et mondiales. Il n’a plus été battu dans un grand championnat depuis les Mondiaux d’Osaka en 2007 et personne n’imagine que la carrière de la Foudre peut se terminer autrement qu’avec une dernière moisson de médailles. 

De médaille il en sera bien question pour Usain Bolt: il ajoute une dernière breloque à son palmarès édifiant sur la piste du Stade Olympique de Londres. Mais pas celle qu’on attendait. Alors qu’il a décidé de ne pas s’aligner sur le 200 mètres, l’homme le plus rapide du monde tombe une première fois sur la distance reine. Battu par les Américains Justin Gattlin et Christian Coleman, Usain Bolt se pare de bronze, mais peut encore rêver d’un dernier sacre avec ses potes jamaïcains du 4x100. Tout un symbole, c’est le corps qui lâche dans la dernière ligne droite de sa carrière. Usain Bolt à terre, l’image forte des mondiaux londoniens. 

Ligue des champions 2018-2019: l’Ajax mate le Real 

Si le Real court après un sacre de champion d’Espagne depuis près de trois ans au moment de croiser la route de l’Ajax, en huitième de finale de la Ligue des Champions 2018-2019, les Merengue sont bien les incontestables maîtres du Vieux Continent. Emmenés par un Cristiano Ronaldo au sommet de son art, les Madrilènes ont remporté les trois dernières Ligues des Champions. Et même sans le Portugais, parti à la Juventus l’été précédent, rien ne laisse présager d’une élimination précoce du Real. 

Au contraire, la courte victoire acquise à Amsterdam à l’aller laisse croire que ce huitième de finale retour ne sera qu’une formalité pour le Real. Erreur! La jeunesse ajacide livre ce soir-là, au Bernabeu, une prestation monumentale. 1-4, la pilule est amère pour le Real qui ne remportera pas le moindre trophée en 2019. 

Chine 2019: le rêve bleu, le cauchemar du Team USA 

Triples champions olympiques et doubles champions du monde en titre, les Américains débarquent, comme d’habitude, en grands favoris sur le Mondial 2019 de basket, disputé en Chine. Même privé de plusieurs stars NBA, le Team USA a fière allure sur le papier. Pourtant, les Américains ont montré des signes de faiblesse en phase de poules, s’imposant par exemple pour un petit point contre la Turquie. 

Et ça n’a pas échappé aux Français. Emmenés par le duo Fournier-Gobert (21 et 22 points), les Bleus maîtrisent leur sujet et font tomber le géant américain en quart de finale. Un exploit retentissant que les Français auront bien du mal à digérer. Éliminés dès le tour suivant, les protégés de Vincent Collet laissent la voie libre à l’Espagne de Ricky Rubio et Marc Gasol qui s’offre à Pékin le deuxième titre mondial de son histoire. 

Paris 2020: 154 combats plus tard 

Deux titres olympiques, dix titres mondiaux, cinq sacres européens: Teddy Riner est, à 30 ans, l’empereur des tatamis dans la catégorie reine. Mais de tous les chiffres fous de la carrière du judoka français, c’est sans doute celui de 154 qui restera gravé. 154 combats, presque dix ans, sans connaître la défaite: c’est à peine croyable. Et pourtant, avant ce dimanche, Teddy Riner avait oublié ce que c’était de perdre. Vaincu au Grand Chelem de Paris par le Japonais Kokoro Kageura, le Français a connu un coup d’arrêt, mais il est déjà prêt à repartir au combat: “Je veux aller chercher l’or à Tokyo et marquer un peu plus l’histoire de mon sport”, confiait-il à l’issue du combat. 

  1. Michael Jordan: “Quand Kobe Bryant est mort, une partie de moi est morte”

    Michael Jordan: “Quand Kobe Bryant est mort, une partie de moi est morte”

    Les larmes ont coulé lundi soir au Staple Center de Los Angeles à l'occasion de la cérémonie d'hommages officielle à Kobe Bryant. L'ancienne star du basket, idole des Lakers, est décédé le 26 janvier dans un accident d'hélicoptère en compagnie des huit autres personnes dont sa fille Gianna. Modèle absolu de Kobe Bryant, Michael Jordan était présent. La voix grave et les yeux rouges le meilleur joueur de basket de tous les temps a révélé les relations très proches qu'il entretenait avec son cadet de quinze ans, une relation peu connue du public.