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Le gouverneur de l'état de Rio a payé 2 millions de dollars pour obtenir les JO de 2016

Sergio Cabral a payé environ deux millions de dollars en 2009 pour obtenir la désignation de Rio comme ville organisatrice des Jeux Olympiques en 2016. Il était à l’époque gouverneur de l’État brésilien de Rio de Janeiro. Il a reconnu sa corruption devant un tribunal jeudi mais aussi impliqué le président du comité organisateur Carlos Arthur Nuzman qui nie.

Cabral aurait donné l’argent à entre six et neuf membres du Comité International Olympique (CIO) pour voter en faveur de Rio de Janeiro. Parmi eux, figurerait les anciens champions l’Ukrainien Sergei Bubka et le Russe Alexander Popov.

Au cours du procès, Cabral a également accusé Lamine Diack, ancien patron de la Fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF). Il aurait demandé environ 1,5 million d’euros à Cabral. Le fils de Diack voulait 500.000 euros.

Cabral purge actuellement une peine cumulée de près de 200 ans de prison pour corruption et blanchiment d’argent.

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Deux millions de dollars en échange de voix

Parmi les noms cités par Sergio Cabral comme membres du CIO ayant vendu leurs votes figurent le champion olympique de saut à la perche Sergueï Bubka et le nageur russe Alexander Popov, deux légendes du sport, selon le site d'actualités G1. "Ils m'ont assuré que Sergueï Bubka avait reçu un pot-de-vin,  un autre athlète qui n'est pas issu de l'athlétisme, mais qui l'a aussi reçu, est le Russe Alexander Popov, le grand champion du monde", a-t-il déclaré à la justice, dans une vidéo dévoilée par TV Globo.

L'argent, selon Sergio Cabral, aurait été transféré par l'entrepreneur brésilien Arthur Soares, un homme de confiance à Papa Massata Diack, le fils de Lamine Diack. Les deux millions de dollars auraient ensuite servi à payer les membres du Comité international olympique en échange de voix. Lamine Diack et son fils sont en attente d'un procès devant le tribunal correctionnel de Paris. 

Ils sont soupçonnés d'être au centre d'un système de corruption qui couvrirait le dopage d'athlètes russes. L'ancien gouverneur de Rio a déclaré que l'ancien président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), et l'ancien maire de Rio, Eduardo Paes (2009-2017), étaient au courant de l'achat de voix, mais n'avaient participé ni à la négociation ni au paiement de pots-de-vin. Les avocats de Lula et d'Eduardo Paes nient que leurs clients aient eu connaissance de ce stratagème. La défense de Carlos Nuzman a également nié l'achat de voix rapporté par Sergio Cabral. Lors du vote de 2009, qui a eu lieu à Copenhague, Rio a été choisi face à Madrid, Chicago et Tokyo.