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Marieke Vervoort s'évanouit en pleine interview avec la BBC

VideoExemple de courage et leçon de vie, Marieke Vervoort s'est fait une notoriété par sa volonté de "mourir après les Paralympiques de Rio". Souffrant d'une maladie musculaire dégénérative incurable, l'athlète de 37 ans milite pour le droit à l'euthanasie, pour laquelle elle a introduit une demande en 2008. Le combat qu'elle mène depuis ses 21 ans a forcé l'admiration et le respect partout à travers le monde.

Récemment, c'est la BBC qui s'est intéressé à l'athlète flamande de Diest. Le reportage diffusé par le service public britannique illustre la pénibilité de sa vie actuelle, à tel point qu'on la voit... perdre connaissance en pleine interview.

"Je vois que tout mon corps continue à se détériorer. Il y a quelques années, je pouvais encore faire de belles œuvres d'art. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Parfois, je souffre tellement que je m'évanouis". (...) Il y des hauts et des bas. Parfois c'est difficile, car il y a plus de mauvais jours que de bons jours. Quand il n'y aura plus que des bas, j'aurai une bonne raison pour partir", confie "Wielemie".

Ca fait maintenant trois mois qu'elle a décroché deux médailles à Rio: l'argent sur le 400 mètres et le bronze sur 100 mètres. Un rêve qui se réalise: "C'était une belle manière de mettre un terme à ma carrière sportive. J'étais aussi émue de devoir dire adieu à un sport que me procure tant de plaisir. L'envie est encore là, mais je n'y parviens plus. Mon corps ne suit plus".

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"Mes funérailles sont réglées"

Si elle ne sait pas encore exactement quand elle désire s'en aller, les formalités liées à sa demande d'euthanasie sont en ordre. "Sans cela, je n'aurais pas été aux Paralympiques. J'étais tellement dépressive et je ne pensais qu'à une chose: Comment pourrais-je moi-même en finir? Mais lorsque tout est enfin rentré dans l'ordre, j'avais un bon sentiment. Grâce à mes papiers, j'ai trouvé la paix. Je n'étais plus obligée de mourir dans la souffrance. Donc, je ne sais pas encore quand je vais recourir à l'euthanasie, mais je peux choisir le moment et être entourée des personnes qui me sont chères. C'est la garantie d'une belle et douce mort", explique-t-elle.

Les funérailles sont déjà réglées et l'éloge funèbre rédigée. "J'ai tout préparé. J'ai écrit une lettre à toutes les personnes qui me sont chères, tant que mes mains m'en laissent la possibilité. Et il y aura du cava, beaucoup de cava. Car j'ai eu une vie fantastique, malgré ma terrible maladie. Mais peut-être aussi grâce à elle car j'ai pu réaliser des choses que je n'aurais pas pu faire autrement. Ca m'a rendu plus forte".

Son prochain défi? Un saut en parachute!
Avant faire ses adieux, Marieke profite du temps qui lui reste à vivre, tant que son état physique le lui permet. Faire la course en fauteuil roulant, ce n'est désormais plus possible. Du coup, la jeune femme s'est tournée vers... le parachutisme en salle, qui lui procure un sentiment de liberté.

Son prochain défi? Faire un saut en parachute depuis un avion. Seule. Et malgré la douleur, qui ne cesse d'augmenter. "Ca varie beaucoup. Tantôt je me sens plus au moins bien, tantôt je peux faire une crise d'épilepsie et hurler de mal. Je prends beaucoup d'antidouleurs, du Valium jusqu'à la morphine. Une infirmière vient quatre fois par semaine".

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Marieke s'évanouit

Durant le reportage de la BBC, on s'aperçoit à quel point l'état général de l'athlète peut varier d'un moment à l'autre. En pleine conversation avec le journaliste, l'athlète s'évanouit brusquement de douleur. Quelques instants plus tard, elle s'est toutefois sentie capable de poursuivre l'entretien. Elle tenu à rendre hommage à Zenn, son plus fidèle compagnon.

"Je suis très reconnaissante aussi envers mon chien d'accompagnement, Zenn. Elle m'aide pour m'habiller et pour prendre certaines choses. Elle me permet d'avoir une certaine indépendance. Elle ressent également quand je vais faire une crise. Alors, elle met sa tête entre mes jambes comme si elle me disait: 'Allez, allonge-toi, Marieke". Mais c'est surtout un fidèle compagnon. Quand je suis contente, elle l'est aussi. Quand je suis en colère, elle me laisse tranquille. Et quand je suis en larmes, elle vient me faire un câlin et me lécher le visage".

L'énorme intérêt médiatique suscitée par l'histoire bouleversante de Marieke Vervoort n'en finit pas . Les prochains jours, plusieurs interviews sont prévues avec des télés italienne et allemande, mais aussi avec le célèbre New York Times. "Il est également question d'un documentaire américain sur ma vie", termine-t-elle.

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