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Hugo Duquaine joue au golf à Rigenée (Villers-la-Ville). © DR

Retenez bien son nom: Hugo Duquaine, la pépite belge du golf

Numéro un de Belgique dans sa catégorie, Hugo Duquaine, onze ans, a déjà un palmarès impressionnant à son actif. Le Dionais rêve de marcher sur les traces des autres golfeurs belges professionnels. 7sur7 est allé à sa rencontre, à quelques jours d'un départ pour Miami où il se confrontera aux meilleurs mondiaux lors d'une compétition internationale très réputée.

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Dès ses premières balles, les coachs ont vu qu'il y avait quelque chose

Olivier, son père

Hugo Duquaine... Ce nom ne vous dit peut-être rien, pourtant ce jeune garçon a tout pour devenir l'une des futures stars du golf belge. Du haut de ses onze ans, le prodige, qui joue à Rigenée (Villers-la-Ville), a tout raflé sur son passage en 2018: le championnat de Belgique U12, le Junior Tour et le Scapa Sports Kids Tour, les plus importantes compétitions fédérales. Un véritable grand chelem.

"Ce qui est amusant, c'est quand on regarde les anciens vainqueurs de ces compétitions, on retrouve les noms de nos trois joueurs professionnels belges, Thomas Pieters, Thomas Detry et Nicolas Colsaerts", souligne avec fierté Olivier, son père.

Le meilleur handicap belge de moins de douze ans

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À l'instar de ses aînés, l'armoire à trophées d'Hugo est déjà bien remplie, seulement quatre ans après avoir joué pour la première fois au golf grâce à ses grands-parents. Le coup de cœur pour ce sport a été instantané, et l'enfant n'a pas tardé à prendre des cours et à se faire repérer. 

"Dès ses premières balles, les coachs ont vu qu'il y avait quelque chose", se souvient Olivier. Depuis, Hugo n'arrête plus de progresser, avec un vrai "pic" cette année, qui lui permet d'avoir un handicap de 4,4, soit le meilleur belge de moins de douze ans.

Passer par les championnats universitaires américains

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S'il peut réussir à l'école, attraper une bourse pour partir aux États-Unis...

Olivier, son père
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Hormis cette passion dévorante, Hugo est un jeune garçon comme les autres. Il va à l'école Martin V, en 6ème primaire, à Louvain-la-Neuve. À la différence près qu'il rate parfois des heures de classe pour des grandes compétitions. Pour le moment, ses absences ne peuvent pas être justifiées par l'Association Belge francophone de Golf. Il faut pour cela attendre ses 14 ans, et l'obtention du statut officiel d'élite sportive.

Les parents d'Hugo sont bien clairs sur un point: l'école reste la priorité. Surtout qu'elle peut être une vraie passerelle vers son rêve de devenir un golfeur professionnel. "La meilleure filière pour réussir dans le golf, c'est de passer par les championnats universitaires américains. Donc s'il peut réussir à l'école, attraper une bourse pour partir aux États-Unis, ce serait génial", confie Olivier.

Un tournoi international à Miami la semaine prochaine

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En vacances, pendant qu'ils vont à la plage, je vais 'golfer'

Hugo

Justement, s'envoler outre-Atlantique, c'est ce qu'Hugo va faire samedi prochain. À Miami plus exactement, afin de disputer le Doral Publix Junior Golf Classic. Une compétition internationale très réputée où pas mal de champions actuels ont joué en étant jeunes. 

L'opportunité de se confronter aux meilleurs mondiaux était à saisir, ses parents ont donc pris la décision, en accord avec ses instituteurs, qu'il rate une semaine d'école. "Il y aura les recruteurs des universités américaines, donc s'il peut déjà se faire repérer...", espère son père, qui rencontrera prochainement une grande marque de golf belge afin de déjà penser à un sponsoring.

Il quitte ses vacances pour des compétitions

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La vie d'Hugo tourne déjà quasiment exclusivement autour du golf. Il tape dans la balle tous les jours lorsqu'il fait beau et trois ou quatre fois par semaine en hiver. Un green synthétique a d'ailleurs été installé dans son jardin. À la Fédération, une batterie de coachs est déjà à sa disposition, et tous les aspects sont abordés, du physique au mental en passant par la nutrition. 

Sa passion impacte même ses vacances. "Un été, je suis parti en vacances avec ma famille, et en plein milieu de la semaine, j'ai pris l'avion tout seul pour participer à une compétition, puis je suis retourné en vacances quand elle était terminée. Cela ne m'a pas dérangé", déclare Hugo. La proximité avec un golf fait également partie des critères pour choisir la destination. "Pendant qu'ils vont à la plage, je vais 'golfer'", s'en amuse-t-il.

L'European Championship à deux semaines du CEB: le dilemme

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Mon meilleur souvenir? Quand j'inscris le point de la victoire contre les Pays-Bas

Hugo

Il faut dire que celui qui a pour modèle Justin Rose doit sans cesse s'entraîner pour atteindre les objectifs fixés. En 2019, il espère améliorer son handicap à 3, et une compétition lui tient à cœur: l'interclubs. "Ce n'est pas forcément un objectif personnel, mais j'aimerais que mon club y figure bien car les années d'après, il n'y aura plus grand monde", justifie le jeune talent. 

Son club à Rigenée, familial et réputé pour avoir sorti plusieurs champions, est d'une grande aide dans la progression d'Hugo. C'est d'ailleurs avec son coach qu'il se rendra à Miami. Un autre objectif du jeune Dionais: l'European Championship, en Écosse. Mais il n'est pas certain qu'il puisse y participer. La compétition a effectivement lieu en mai, à deux semaines du CEB. Tout dépendra donc de ses résultats scolaires, qui sont pour le moment très bons.

Hugo a déjà fait gagner la Belgique

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Au fil de sa jeune carrière, Hugo est de plus en plus amené à disputer des compétitions à l'étranger. Un souvenir l'a particulièrement marqué : sa première sélection en équipe nationale belge en octobre dernier. Une victoire aux Pays-Bas 9 à 11, avec le point de la gagne remporté par Hugo dans la dernière rencontre du weekend, à l'avant-dernier trou, contre le numéro 1 hollandais. "C'était très tendu car on gagnait 10 à 4 et les Pays-Bas étaient revenus à 10 à 9. C'est mon meilleur souvenir. Tous mes copains ont sauté sur moi", se souvient-il. 

Faire gagner son pays, un rêve de gosse que notre prodige a déjà accompli. Mais il ne compte évidemment pas s'arrêter en si bon chemin. Sa passion de son sport lui permet de ne jamais être rassasié par les titres glanés. Ses parents, aussi, ont pour mission de le "préserver au maximum" et de lui donner tous les atouts pour réussir. Pour le moment, cela leur réussit plutôt bien...

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