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Ryad Merhy © BELGA

Ryad Merhy va-t-il devenir le premier boxeur belge champion du monde?

La Belgique va-t-elle se réveiller dimanche matin avec un champion du monde de plus, et pour la première fois dans son histoire, un boxeur? Ce sera le cas si Ryad Merhy 26 ans, 28 victoires pour une seule défaite, bat le Hongrois Imre Szello, 36 ans, 24 victoires en autant de combats, pour le titre WBA des lourds-légers, samedi soir au Dôme de Charleroi. 

Ce qui pour lui, pour ses supporters et le monde belge de la boxe en général, ne fait guère de doute.  Mais il en faut plus pour inquiéter Szello qui malgré des airs de vieux briscard, a encore des ambitions qui passent forcément par une victoire samedi. "J'entends tout le temps dire que Ryad doit absolument saisir la chance de sa vie, mais c'est encore plus vrai pour moi", fait-il d'ailleurs observer. 

"Vu mon âge, si je veux atteindre les sommets, et je le veux, c'est maintenant ou jamais que je dois me positionner. Il serait donc très malvenu de subir ma première défaite ici, mais cela n'arrivera pas. Comme je l'ai déjà dit il est temps pour moi de décoller, et Charleroi est évidemment l'endroit idéal pour cela...", conclut-il avec malice.

Deuxième essai

Une chose est sûre, Merhy n'a rien négligé pour transformer ce deuxième essai dans des conditions nettement plus favorables que lors de celui manqué le 24 mars 2018 au Palais des Sports de Marseille. Il s'était alors brisé sur la carapace blindée de l'enfant chéri du coin Arsen Goulamirian, vainqueur par arrêt de l'arbitre au onzième round, qui a depuis conquis la couronne de super-champion.

Le titre de champion laissé vacant par le Français, il s'agit à présent de le cueillir, après avoir tiré les leçons de l'amère expérience marseillaise. Le Bruxellois s'est ainsi notamment cloîtré pendant trois semaines à Wavre avec ses entraîneurs Bilal Ben Sidi et Hector Bermudez, et le boxeur Kamel Kouaouch. Ce succès programmé mais qui reste cependant encore à conquérir, Merhy le devra aussi beaucoup à son manager et organisateur du gala Alain Vanackère, sans qui rien n'aurait été possible.

Il faut en effet se rappeler qu'on n'a plus vu un championnat du monde en Belgique depuis le 2 juin 1989 au Palais des Expositions de Namur, où Jean-Marc Renard avait vainement défié le champion WBA des plumes (-57,152 kilos) de l'époque Antonio Esparragoza. Le Venézuélien avait sauvé sa ceinture au sixième round. L'organisateur du combat était Louis De Vries, l'actuel propriétaire du club de football de Lokeren (D1B), qui a d'ailleurs annoncé sa présence au Dôme samedi...

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