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Son “aventure de champion du monde” et ses ambitions: les confidences de Ryad Merhy

Le 19 octobre dernier, au Dôme de Charleroi, Ryad Merhy devenait champion du monde WBA Interim des lourds-légers. Un moment historique qui n’a pas plongé le Bruxellois dans l’euphorie. Loin de là. Pas de fête et un esprit déjà tourné vers l’avenir et de nouveaux défis. 

Entre deux séances photos, Ryad Merhy nous accorde quelques minutes pour revenir sur sa performance historique. Nous sommes mercredi, quatre jours après sa victoire, et le boxeur de 26 ans n'a toujours pas célébré son titre. 

“Ce que cela fait d’être champion du monde? Je ne sais pas. Je ne parviens pas à répondre à cette question. Tout ce que je sais, c’est que j’ai gagné un combat, comme tous les autres. Mon aventure de champion du monde a démarré avec de nombreuses sollicitations médiatiques. J'ai fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de photos. Je n'ai jamais été autant flashé de toute ma vie. Je n'ai pas encore eu le temps de profiter et mon esprit est déjà tourné vers l'avenir”, entame le Bruxellois qui assure s’être enfermé dans une “sphère assez fermée”.

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Loin de la Belgique et de son poulain, Alain Vanackère, le manager de Ryad Merhy, a pris la direction de Cancun et de la 57e convention de la WBC, la fédération reine de la boxe mondiale. “Il est là-bas pour négocier mon classement et établir les possibilités d’autres championnats. Si cela ne fonctionne pas, ce sera la WBA”, poursuit Merhy qui n’a pas renoncé à retrouver Arsen Goulamirian sur le ring. 

Pour rappel, le Français est le seul à avoir battu Ryad Merhy, le 24 mars 2018 à Marseille. À l'époque, cette défaite avait privé le Belge du titre de champion du monde. “Une revanche? On verra. Mais c’est clair, c’est quelque chose qui reste dans un coin de ma tête. Ce sera toujours le cas. J’ai un goût d’inachevé. Je sais que j’ai les capacités de le battre. Je n’ai pas su tout donner, je n’étais pas le Ryad de d’habitude lors de notre duel. Si tous les éléments sont réunis comme samedi passé, je suis sûr que je peux faire la différence.” 

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L’énorme déception subie en France l’an dernier a orienté son approche. “Ce qui a fait la différence entre la défaite de Marseille et mon succès de samedi dernier? La préparation. Après le revers contre Goulamirian, j’étais perdu. Je me suis un peu ressourcé. J’ai pris contact avec un coach mental, alors que j’avais toujours dit que je n’en avais pas besoin. On a vraiment discuté, on a analysé le combat. Il m’a fait comprendre ce qui n’allait pas et m’a apporté des solutions pour passer au-dessus de tout ça.” 

Un chemin qui lui a permis d’écrire l’une des plus belles pages de l’histoire de la boxe belge. Un exploit reconnu à sa juste valeur? “Ma mission quand j’ai commencé la boxe, c’était de devenir quelqu’un en Belgique. J’aurais pu signer à l’étranger, mais je voulais promouvoir ce sport ici. Depuis mes débuts en 2013, on a avancé. Notre sport commence à être reconnu tout doucement. Je suis satisfait de l'intérêt médiatique. On s’en sort pas mal pour un sport qui vient de nulle part." 

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