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Une étude démontre l’implication du stress dans l’apparition prématurée des cheveux blancs

Depuis longtemps, les chercheurs présument l’existence d’un lien important entre le stress et l’apparition prématurée de cheveux blancs. L’affaire est aujourd’hui prouvée. Une étude, menée par des scientifiques des universités d’Harvard et de Sao Paulo, et publiée dans la revue Nature le 22 janvier, démontre qu’un stress important peut causer la disparition des mélanocytes responsables de la pigmentation des cheveux.

Chaque personne possède des milliers de cheveux. À la base de chacun d’eux, se trouve un follicule qui contient un réservoir de cellules souches. Certaines d’entre elles se transforment en cellules responsables de la pigmentation des cheveux, que l’on appelle mélanocytes. À chaque repousse du cheveu, les mélanocytes jouent leurs rôles d’agents de pigmentation mais, peu à peu et avec le temps, leur nombre vient naturellement à s’épuiser. Le stress serait un accélérateur de la disparition des mélanocytes.

Une expérience concluante

Cette conclusion est tirée de tests effectués récemment sur des souris. Celles-ci ont été exposées à différents stress qui ont conduit à la disparition des mélanocytes et, au final, au blanchiment partiel de leur pelage.

De manière plus concrète, on sait que le stress est le résultat moderne d’un ancien réflexe de lutte ou de fuite face à une menace. Il provoque une réaction au niveau du système nerveux sympathique et enclenche la production, en excès, d’une hormone, appelée noradrénaline. Hors, ces nerfs sont en contact direct avec les follicules capillaires. Lorsque la noradrénaline est libérée, celle-ci a une action de multiplication de la transformation des cellules souches, présentes dans le follicule, en mélanocytes.

Ces mélanocytes, produites inutilement, s’écartent ensuite du follicule et se détériorent. Le follicule, dépourvu de ses mélanocytes, ne peut plus produire de pigmentation du cheveu, lorsqu’un nouveau vient à repousser. Les cheveux subissent donc un blanchiment prématuré, dû au stress.

Au-delà de l’apparition de cheveux blancs, l’étude pourrait jeter les bases d’une meilleure compréhension du vieillissement des cellules du corps ainsi que de la manière dont le stress impacte celui-ci.