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Marche pour le climat, ce vendredi à Bruxelles © BELGA

15.000 manifestants pour le climat défilent dans les rues de Bruxelles

mise à jourQuelque 15.000 personnes participent vendredi à Bruxelles à la marche pacifique organisée au départ de la gare du Nord dans le cadre de la troisième “grève mondiale pour le climat”, selon les chiffres de la police. Plus de 5.000 rassemblements sont prévus ce vendredi à travers le monde.

A Bruxelles, le cortège s'est mis en branle vers 14 heures pour rejoindre le parc du Cinquantenaire en passant par la petite Ceinture, la rue de la Loi et Schuman. La police, qui encadre le flot de manifestants, prévoit des embarras de circulation jusqu'à 18 heures.

La foule est hétéroclite: élèves, étudiants, militants écologistes, ONG, syndicats et grands-parents peuplent les rangs des participants entre 7 et 77 ans, réunis sous le slogan "notre maison brûle".

Ce grand ralliement s'inscrit dans la campagne "Fridays for Future" initiée par l'adolescente suédoise Greta Thunberg. Partout dans le monde, des jeunes et moins jeunes se mobilisent ce vendredi pour rappeler aux dirigeants de s'attaquer plus sérieusement au réchauffement climatique.

"Notre pays a besoin d'une vision à plus long terme pour préparer l'économie et la société aux conséquences du changement climatique. Actuellement, il n'y a aucune vision, stratégie ou planification", regrette le WWF, parmi les nombreuses ONG présentes aux côtés des manifestants.

“Nous devons continuer à parler du climat et à nous mobiliser si nous voulons placer l’urgence climatique au centre du débat”, a affirmé la porte-parole francophone du mouvement Youth For Climate, Adélaïde Charlier.

Pour son alter ego néerlandophone, Anuna De Wever, “il ne s’agit que de la deuxième saison des mobilisations”, a-t-elle lancé en fin de manifestation, annonçant une série de nouvelles actions, main dans la main avec “les travailleurs, les agriculteurs et les scientifiques”.

Présent aux côtés des manifestants, le président de la Coalition Climat Nicolas Van Nuffel a rappelé que la Belgique dispose de 100 jours, à partir de dimanche, pour adapter son Plan National Energie-Climat (PNEC), qu’elle doit remettre à la Commission européenne en fin d’année, comme chaque Etat membre. A ce jour, “la Belgique n’est pas à la hauteur de l’Accord de Paris”, a-t-il insisté. “Nous appelons le Premier ministre Charles Michel à être un homme d’action et emporter des engagements concrets dans ses valises pour New York”.

Lundi, le secrétaire général de l’ONU y a convoqué un sommet spécial au cours duquel il va demander aux dirigeants mondiaux de réviser à la hausse leurs engagements climatiques.

Pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à +1,5 °C (par rapport au XIXe siècle), comme le prévoit l'Accord de Paris, il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050, selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l'ONU. Or malgré les nombreuses mobilisations citoyennes, les dirigeants sont attendus sur les détails concrets de leurs plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre, encore insuffisants à ce stade. S'ils demeurent inchangés, la planète se dirigera vers un réchauffement de plus de 3° Celsius.

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