L'athénée royal Andrée Thomas à Forest.
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L'athénée royal Andrée Thomas à Forest. © BELGA

À l'athénée Andrée Thomas, “ici meurt l'école publique”

ForestUne quarantaine d'enseignants et d'élèves se sont mobilisés mardi en début d'après-midi, le temps d'un arrêt de travail d'une heure, devant l'athénée royal Andrée Thomas (ARAT) à Forest pour dénoncer l'enlisement du dialogue social.

Des participants à l'action arboraient des banderoles avec les messages “Ici meurt l'école publique" et "Où va l'ARAT? Droit dans le mur (du mépris)". Certains enseignants sont restés en salle des professeurs. "Les enseignants de l'ARAT ont l'impression de ne pas avoir d'interlocuteur", explique Michel Thomas, secrétaire régional CGSP-Enseignement. "Il y a des problèmes avec la direction, avec l'état des locaux et il y a des problèmes statutaires. L'absence de réaction de WBE est ressentie comme du mépris. Il ne se passe absolument rien. La concertation syndicale est au point mort. Les enseignants sont désespérés du manque de réaction de leur pouvoir organisateur. Les éducateurs promis ne sont jamais arrivés".

Solidarité 

Pour rappel, la police avait été appelée le 3 décembre dernier par la direction pour gérer une action de protestation des élèves, qui entendaient dénoncer la mauvaise gestion administrative de leur école, une revendication portée de longue date par le corps enseignant. Un processus de concertation avait alors été initié.
L'action de ce mardi a été menée en front commun par les 3 syndicats. Des délégations d'autres écoles du réseau WBE (Wallonie-Bruxelles Enseignement) et du réseau communal sont venues exprimer leur solidarité aux enseignants d'Andrée Thomas. Les syndicats avaient appelé à marquer des arrêts de travail d'une heure en signe de soutien.

“Des solutions, pas des pansements sur des jambes de bois”

"Andrée Thomas n'est qu'une pierre angulaire des problèmes connus dans plusieurs établissements, notamment par rapport aux infrastructures", défend Nourradine Amraoui, permanent régional SLFP. "On demande à avoir des interlocuteurs sérieux autour de la table pour trouver de vraies solutions, et pas des pansements sur des jambes de bois. On a l'impression de tourner en rond en faisant arrêts de travail sur arrêts de travail. Quelles certifications va-t-on donner aux élèves avec toutes ces heures perdues? Ce n'est pas possible de leur faire acquérir les compétences requises dans de telles conditions. À l'athénée Toots Thielemans, les élèves de mécanique n'ont même pas pu mettre les pieds dans un atelier mécanique depuis le début de l'année".