Affaire Schild en Vrienden: quelles conséquences pour la N-VA?

VideoMercredi dernier, un reportage de l'émission Pano de la VRT mettait en lumière la face cachée de "Schild en Vrienden", un mouvement conservateur de droite actif en Flandre. L'organisation se revendique métapolitique, identitaire, anti-immigration, séparatiste et milite pour un "meilleur avenir pour la Flandre". Ca, c'est pour le côté émergé de l'iceberg. Car derrière les caméras de télévision, certains de ses membres tiendraient un discours nettement moins politiquement correct et semblent même adhérer aux pires idéologies: glorification du nazisme, antisémitisme, racisme ordinaire, homophobie...

Au cœur de la tempête politique: Dries Van Langenhove, le fondateur du mouvement. Gendre idéal en apparence, le jeune homme de 25 ans originaire d'Opwijk est désormais honni par toute la Flandre depuis la diffusion du reportage. Malgré les accusations dont il fait l'objet, l'étudiant en droit, suspendu de l'université de Gand, dément et ne se démonte pas.

"Ce qui a été diffusé dans ce reportage n'est pas juste. Le service public, connu pour être un fief socialiste, m'accuse de tout et n'importe quoi. Racisme, antisémitisme, j'en passe et des meilleurs. Une bonne fois pour toutes: les 'mèmes' (ndlr. dessins humoristiques et détournements d'images) choquants qui ont été diffusés dans Pano ne proviennent pas de Schild en Vrienden. Si c'était le cas, Pano l'aurait démontré, ce qu'il ne fait pas. Ils balancent juste des 'mèmes' de manière aléatoire", se défend le leader de mouvement, qui se dit victime d'une chasse aux sorcières.

Un appel aux dons
Celui que les médias décrivent désormais comme un apprenti nazi s'en prend à la "presse mensongère" et se plaint d'être traîné dans la boue sans avoir le droit de s'expliquer et de se défendre. "L'enquête judiciaire va nous donner raison", estime DVL, qui dénonce une cabale de la part des médias, de la justice et du monde politique.

Vendredi, une perquisition a eu lieu à son domicile d'Opwijk. Son ordinateur a été confisqué pour analyser ses données. "Pour nous défendre juridiquement contre le système, nous avons besoin d'avocats qui nous accompagnent. Cela engendre évidemment des coûts importants. En tant que jeune mouvement, nous ne pouvons pas les supporter sans votre aide", souligne-t-il dans Het Laatste Nieuws.

Le reportage sur S&V, qui sera d'ailleurs diffusé mercredi sur la RTBF dans "Questions à la Une", a fait l'effet d'une bombe en Flandre et a suscité l'indignation générale. Il a également éclaboussé la N-VA, dont une vingtaine de membres feraient partie du groupuscule. Des candidats du Vlaams Belang, du CD&V et de l'Open Vld sont également impliqués.

Pour décrypter le sujet et ses répercussions politiques, nous avons contacté Dave Sinardet, politologue, professeur à la VUB et l'Université de Saint-Louis et expert en nationalisme. Entretien.

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Une photo de Theo Francken aux côtés de Dries Van Langenhove (deuxième en partant de la droite) a refait surface sur les réseaux sociaux. Il pose avec des membres du KVHV (Katholiek Vlaams Hoogstudentenverbond), une union d'étudiants nationaliste et catholique. © DR.
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Il y a un risque électoral potentiel pour la N-VA dans le sens où elle doit garder son électorat de cen­tre-droit (venu du CD&V et du VLD) mais aussi son électorat venu du Vlaams Belang. Depuis longtemps, le parti joue aux équilibris­tes entre ces deux électorats-là

Dave Sinardet, politologue à la VUB
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Avez-vous été surpris en voyant le reportage Pano de la VRT? Saviez-vous qu'il y avait des éléments radicaux au sein de ce mouvement?
Oui et non. D'un côté, j'avais compris qu'il existait une radicalisation dans ce mouvement, qu'il y avait des choses cachées derrière la façade, plus particulièrement certaines idées de droite très radicales. En même temps, certaines choses dans le reportage m'ont néanmoins choqué et surpris. Notamment la dureté, l'extrémisme, la violence de certains éléments comme l'antisémitisme, la glorification de Hitler et du régime nazi. Ca laisse deviner une idéologie d'extrême droite pure et dure que je n'avais pas décelée comme telle. (...) Peut-on parler d'une organisation paramilitaire? Sur ce plan il faut attendre les résultats de l'enquête. On voit dans ce groupuscule une certaine attirance pour les armes et l'importance du culte du corps ("bodyculture"), qui fait penser à certains mouvements en Allemagne sous la République de Weimar. DVL a d'ailleurs appelé ses membres à suivre des cours de tirs, à se tenir en bonne condition physique et parle de milices. Ces élément-là sont présents. En même temps, je ne crois pas qu'ils préparaient un acte violent. Il n'y a pas de preuve de cela pour l'instant. Je pense que ça se limite à des dérives sur Facebook. Cependant, on ne peut jamais exclure un éventuel passage à l'acte d'un individu instable qui ferait partie de leur communauté.

Différentes appellations pour le mouvement sont apparues dans la presse: organisation de droite radicale, groupuscule d'extrême droite, mouvement identitaire, néo-fascistes. Comment le qualifieriez-vous personnellement?
Pour bien comprendre Schild en Vrienden, il faut le placer dans deux contextes. D'un côté je le classerais dans la catégorie des mouvements  "alt-right" et identitaires, des nouveaux mouvements de droite radicale qu'on a vu se créer aux Etats-Unis et en Europe. Il y a beaucoup de similitudes en termes de rhétorique et d'idéologie et surtout de moyens de communication: la culture des médias sociaux, des 'mèmes'. Mais il faut aussi situer S&V dans le cadre d'une tradition historique d'extrême droite au sein du mouvement nationalisme flamand, qui existe depuis près d'un siècle. Et donc, quand on regarde le reportage, on retrouve des thèmes et des éléments idéologiques similaires à certains mouvements nationalistes flamands des années '60, '70, '80 comme le VMO (Vlaamse Militanten Orde). A l'époque, ça allait encore plus loin car ils ont été condamnés comme milice privée. Mais comme chez S&V il y avait déjà l'idéologie typique d'extrême droite: le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie, le sexisme, le militarisme et la violence. Autre parallèle: initialement, il y avait des liens avec le parti nationaliste flamand de l'époque, la Volksunie. Hugo Schiltz, le président de la VU, avait aussi décidé de faire le ménage et de rompre avec le VMO.

Il y a également des liens manifestes entre ce mouvement et la N-VA...
Oui, au moins au niveau des militants et des candidats locaux, notamment chez les jeunes N-VA. Il ne faut pas les exagérer mais on ne peut les nier. Que ce soit clair, je suis sûr qu'il y a beaucoup de gens à la N-VA qui ont été choqués et ne veulent pas s'associer à ça. Mais au sein du mouvement flamand, la frontière entre le nationalisme de droite et d'extrême droite n'a jamais été étanche. Il y a différentes organisations ou militants N-VA et Vlaams Belang qui se côtoient. C'est aussi le cas chez le KVHV (Katholiek Vlaams Hoogstudentenverbond), à partir duquel S&V s'est formé. Le KVHV s'était également radicalisé, pas seulement sur le plan nationaliste mais aussi sur le plan conservateur et ultra-catholique.

Comment avez-vous jugé la réaction de la N-VA d'un point de vue de la communication politique? On a l'impression que la N-VA prend ses distances mais pas complètement (ndlr. exemple du jeune maintenu sur les listes à Lubbeek).
Le soir même du reportage, il y a eu beaucoup de réactions immédiates de responsables politiques sur Twitter mais très peu de la N-VA. Il y avait une réaction officielle, mais visiblement, il y eu des consignes de ne pas trop parler jusqu'à ce qu'on ait fixé une ligne de parti, une stratégie de communication. Cela s'est fait assez vite car à partir du jeudi matin, on voit différents N-VA tweeter leur indignation, comme Zuhal Demir ou Theo Francken. Tout le monde semble être sur la même ligne. Bart De Wever appelle à nettoyer le parti. Il a compris que cela représentait un danger pour son parti. Car il aurait pu directement relativiser la chose.

Ce discours a-t-il évolué par la suite?
Après l'indignation, on sent que différences nuances et tendances se développent: le débat public évolue un peu, la N-VA réagit à cette évolution mais y contribue également. Le discours évolue, surtout chez des gens comme Theo Francken: 'Est-ce qu'on exagère pas un peu?' 'Tout le monde n'est pas sur la même ligne dans ce groupe'. On dénonce une chasse aux sorcières. Et on élargit à l'extrême-gauche et aux milieux islamistes où il y a aussi des dérives. Le candidat de Lubbeek peut rester sur la liste de Francken même s'il était bel et bien impliqué dans S&V. La N-VA fait de l'équilibrisme entre certains qui dénoncent sans ambiguïté (Demir) et ceux qui laissent la porte ouverte sur certains points.

Cette nuance dans le discours que vous évoquez, est-ce une stratégie délibérée?
Oui je pense bien. Il y a évidemment différentes tendances au sein de la N-VA mais la stratégie de communication consiste à laisser parler ces différentes voix dans certains dossiers et pas dans d'autres. On aurait pu dire à Francken: 'Maintenant, tais-toi, on va seulement laisser parler Demir'. Mais ce n'est pas le cas. Si on entend ces voix différentes, ce n'est pas seulement le reflet d'une réalité au sein du parti mais aussi un choix stratégique en termes de com'.  

Selon vous, est-ce que Theo Francken est crédible quand il dit qu'il ne savait pas que S&V véhiculait des idées aussi radicales? La N-VA pouvait-elle vraiment ignorer qu'il y avait de tels extrémistes dans ses rangs?
Tout le monde qui connait un peu le mouvement flamand, tant sur le plan historique que son évolution aujourd'hui, pouvait savoir qu'il y avait un risque important que des idées d'extrême-droite circulent au sein de ce groupe. Je suppose que cette expertise existe quand même chez la plupart des mandataires N-VA. En plus, il y a les liens personnels dont je parlais précédemment qui pouvaient aussi éveiller l'attention de la N-VA. Un parti bien organisé comme celui de Bart De Wever suit bien sûr de près tout ce qui se passe dans les mouvements qui gravitent autour de lui. D'ailleurs, le porte-parole de la N-VA a reconnu que certains jeunes N-VA avaient alerté le top du parti sur l'extrémisme qu'ils percevaient chez S&V.

Quelles conséquences cette affaire peut-elle avoir pour la N-VA sur le plan électoral?
Ce n'est pas très clair. Il y a un risque potentiel pour la N-VA. Tout dépendra de l'évolution de l'affaire les prochaines semaines. Est-ce que ça va rester dans l'actualité? Y aura-t-il de nouvelles révélations dans un sens ou dans un autre? C'est difficile à dire. Il y a un risque potentiel dans le sens où la N-VA doit garder son électorat de centre-droit (venu du CD&V et du VLD) mais aussi son électorat venu du Vlaams Belang. Depuis longtemps, le parti joue aux équilibristes entre ces deux électorats-là. Ce qui ne veut pas dire qu'il est d'extrême droite, bien entendu. Il faut être honnête, il y a une partie du public flamand et francophone qui cautionne une forme de racisme. Ca pourrait encore passer. Par contre, l'antisémitisme, la glorification de Hitler, ça va trop loin pour bon nombre d'électeurs. Donc,  ces liens entre la N-VA et S&V, ça pourrait heurter les électeurs de centre-droit.

Par exemple, des électeurs venus du VLD, déjà déçus par le bilan socio-économique du gouvernement (absence de grandes réformes libérales promises et couac au niveau du budget) pourraient être tentés de retourner chez les libéraux, encore plus si la N-VA a des accointances avec des groupuscules douteux. Ce n'est qu'une hypothèse évidemment. Mais on pourrait aussi dire que si la N-VA prend trop ses distances, ça pourrait faire fuir les électeurs plus radicaux vers le Vlaams Belang. Un élément potentiellement positif pour la N-VA, c'est qu'à travers la controverse S&V, les thèmes de l'identité, de l'islam et de l'immigration viennent encore plus à l'avant-plan dans la campagne électorale, ce qui est justement le but de la N-VA.

"La Flandre raciste et la Wallonie ouverte, c'est un faux cliché"

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Le cliché de la Flandre raciste et de la Wallonie ouverte est faux. Ca fait des années que des études scientifi­ques d'opinion montrent qu'il n'y a pas beaucoup de différen­ces entre le nord et le sud à ce niveau-là

Dave Sinardet, politologue à la VUB
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Dave Sinardet, dans plusieurs pays d'Europe, on assiste à l'émergence de tels mouvements. Est-ce qu'un tel mouvement pourrait émerger en Belgique francophone actuellement?
Oui. On voit ce phénomène partout. En France, il y a Génération identitaire par exemple. Il n'y a pas de raison pour que ce genre de mouvement ne puisse pas se développer en Belgique francophone. En même temps, quand ce genre de mouvement se développe en Flandre, ça va souvent se greffer sur la tradition du nationalisme flamand radical et d'extrême droite qui a toujours existé et qui était lié à la collaboration. En Wallonie, il y a eu Léon Degrelle et Rex mais le mouvement rexiste n'est plus vraiment implanté aujourd'hui.

Le racisme n'est évidemment pas l'apanage de la Flandre...
En effet, les Francophones ne sont pas spécialement moins racistes que les Flamands. Le même soir que le reportage de la VRT, le témoignage de la miss météo sur la RTBF (Cécile Djunga) a été diffusé en Belgique francophone. Le cliché de la Flandre raciste et la Wallonie ouverte est faux. Ca fait des années que des études scientifiques d'opinion montrent qu'il n'y a pas beaucoup de différences entre le nord et le sud à ce niveau-là. Sur cette base-là, j'affirmais il y a dix ans déjà qu'il y a un électorat potentiel pour un parti comme la N-VA en Belgique francophone, c'est-à-dire un parti focalisé sur la sécurité, anti-immigration, etc. Et on voit bien aujourd'hui que Francken et Jambon sont très populaires en Wallonie et à Bruxelles. Même sans figures très connues et charismatiques, le Parti Populaire augmente aussi.

L'affaire Schild & Vrienden pourrait-elle avoir des répercussions électorales à Bruxelles pour la N-VA?
Ce n'est pas un secret que la N-VA convoite Bruxelles, où elle aimerait devenir incontournable. Pour cela, elle essaie d'attirer aussi des électeurs francophones. Ce qui est assez ironique car le système électoral bruxellois a justement été conçu à partir d'une philosophie nationaliste pour éviter que des électeurs francophones aient un impact sur les partis néerlandophones. On voit Jambon et Francken communiquer beaucoup en français. Cependant, il existe une sensibilité plus forte côté francophone pour une affaire comme S&V. Avec leur participation au gouvernement, la popularité de Francken et Jambon, la N-VA était parvenue à donner une meilleure image en Belgique francophone. Avec S&V, l'électeur bruxellois potentiel pourrait être refroidi à l'idée de voter pour la N-VA. C'est pour ça que je ne suis pas surpris de voir que Jambon et Francken ont fortement communiqué du côté francophone sur l'affaire Schild en Vrienden. Jambon a accordé un entretien à La Libre Belgique/Dernière Heure ce week-end. Francken était déjà sur La Première vendredi. La N-VA sait que ce scandale pourrait être problématique dans sa course aux électeurs francophones de Bruxelles. Sinon, ils ne feraient pas ça.

En mars, vous avez déclaré dans le journal De Morgen que la presse n'est pas assez critique à l'égard de la N-VA. Est-ce que vous êtes toujours du même avis?
Oui, mais c'est à situer dans un cadre plus large: le parti le plus fort et surtout les figures les plus populaires sont dans une position forte vis-à-vis de la presse. On a vu la même dynamique avec Steve Stevaert ou Yves Leterme dans le passé. Aujourd'hui, tous les médias veulent Bart De Wever. Du coup, il peut dicter ses conditions. 'Je ne veux pas parler de ça sinon je ne viens pas'. Ce qui est plus difficile pour un plus petit parti ou quelqu'un qui est moins populaire. (...) Il s'agit donc d'une analyse plus large du système politico-médiatique. Certains diront que S&V, c'est une tentative de déstabiliser la N-VA, mais je ne crois pas. On peut trouver des reportages qui vont dans le sens inverse. Et après on a quand même pu apercevoir une certaine retenue afin de ne pas associer la N-VA à Schild en Vrienden. Justement parce que beaucoup de médias ont peur de donner l'impression qu'ils accablent la N-VA. Et parce que le parti entre assez facilement en conflit ouvert avec certains journalistes et médias. Sur ces dernières dix années, la N-VA a déjà connu des conflits avec tous les médias flamands, excepté VTM. D'une part, c'est une stratégie de parti, d'autre part c'est aussi dans son ADN de se sentir constamment attaqué.

La N-VA est-elle encore diabolisée du côté francophone?
Diabolisation, le mot est peut-être un peu fort, sauf pour quelques cas isolés. En tout cas, on voit chez certains commentateurs ou certains médias, un traitement nettement plus critique qu'envers d'autres partis. Et certainement beaucoup plus critique que dans les médias flamands. Peut-être qu'en lisant les deux presses, on arrive à un juste milieu. En Belgique francophone, on exagère parfois, mais en Flandre on laisse passer certaines choses qu'on ne laisserait pas passer pour d'autres partis.

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