Alcool et drogue au volant: les vidéos polémiques de possibles chauffeurs Uber

BelgiqueLa police fédérale a lancé une enquête sur deux chauffeurs Uber présumés après la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux. Elles montrent comment les conducteurs commettent un certain nombre d’infractions graves, notamment en consommant de l’alcool et de la drogue au volant et en roulant à 160 km/h sur l’autoroute.

Les deux vidéos indignent les réseaux sociaux depuis plusieurs jours. Sur l’une d’elles, un homme, soupçonné d’être chauffeur de taxi pour Uber, conduit avec un joint à la main, et roule à 160 km/h sur l’autoroute. La deuxième montre un chauffeur attendre à l’aéroport de Zaventem son prochain client. Il en profite pour allumer un joint et boire de l’alcool. Il se vante aussi d’avoir dans sa voiture une grosse somme d’argent qui proviendrait d’un trafic de drogues.

On ne sait pas encore s’il s’agit réellement de chauffeurs Uber. Dans l’une des deux vidéos, le numéro d’identification de la voiture est filmé et dans l’autre vidéo, il est écrit “21-25 UberX devant vous”. La police essaye d’identifier les conducteurs. “Nous sommes au courant des vidéos et nous commençons une enquête sur les chauffeurs”, informe-t-elle.

Pierre Steenberghen, secrétaire général de GTL-Taxi (Groupement national des entreprises de voitures de taxis et de location avec chauffeur), a également visionné les vidéos. Selon lui, il devrait y avoir une procédure de sélection plus stricte à Uber. Les services de taxis “réguliers” soumettent les candidats à des tests psychologiques stricts. “Beaucoup de gens ne passent déjà pas ce stade. Les contrôles effectués par Uber sur les chauffeurs sont nettement inférieurs à ceux des services de taxis réguliers. Uber devrait commencer à réfléchir à la manière de contrôler plus strictement les conducteurs”, estime-t-il.

La police fédérale a lancé une enquête sur deux chauffeurs Uber présumés après la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux
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La police fédérale a lancé une enquête sur deux chauffeurs Uber présumés après la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux © DR