Les chaines de magasin Lidl, Aldi et Carrefour ont ajusté leurs heures d'ouverture afin d'allonger le temps de récupération de leur personnel. Depuis mercredi soir, Lidl est ouvert une heure de moins: jusqu'à 19h au lieu de 20h en semaine et jusqu'à 18h au lieu de 19h le samedi.
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Les chaines de magasin Lidl, Aldi et Carrefour ont ajusté leurs heures d'ouverture afin d'allonger le temps de récupération de leur personnel. Depuis mercredi soir, Lidl est ouvert une heure de moins: jusqu'à 19h au lieu de 20h en semaine et jusqu'à 18h au lieu de 19h le samedi. © Karolien Coenen

Aldi, Lidl et Carrefour réduisent leurs heures d'ouverture

Après Lidl, Aldi et Carrefour ont également décidé d'ajuster leurs heures d'ouverture aussi longtemps que les mesures pour endiguer la propagation du coronavirus seront d'application. Colruyt, Delhaize et Albert Heijn maintiennent pour leur part leurs heures d'ouverture habituelles. Les négociations au niveau sectoriel sur cette question, et d'autres, se poursuivent et devraient aboutir vendredi, espèrent les syndicats.

Les chaines de magasin Lidl, Aldi et Carrefour ont ajusté leurs heures d'ouverture afin d'allonger le temps de récupération de leur personnel. Depuis mercredi soir, Lidl est ouvert une heure de moins: jusqu'à 19h au lieu de 20h en semaine et jusqu'à 18h au lieu de 19h le samedi.

Carrefour fermera quant à lui les magasins sous sa propre direction - les hypermarchés et une grande partie des Markets - une heure plus tôt le vendredi soir, soit à 20h au lieu de 21h. En ce qui concerne les magasin franchisés, la décision de restreindre ou non les heures d'ouverture revient à leur gérant. 

Aldi fermera pour sa part une heure plus tôt à partir de samedi, soit à 18h au lieu de 19h. Pendant la semaine, Aldi reste toutefois ouvert de 8h30 à 19h.

Pas de changement chez Colruyt et Delhaize

De leur côté, Colruyt, Delhaize et Albert Heijn gardent les mêmes heures d'ouverture qu'avant le déclenchement de la crise sanitaire. "Nous n'allons pas allonger nos heures d'ouverture mais n'allons pas non plus les restreindre", a ainsi indiqué la porte-parole de Colruyt, Silja De Cock. "Premièrement, la situation dans les magasins se normalise et nous ne voyons plus d'afflux de clients. Deuxièmement, nous voulons rester suffisamment ouverts afin de permettre aux personnes qui doivent encore travailler de faire leurs courses".

Alors que le secteur de la grande distribution est soumis à une pression maximale pour assurer la chaine d'approvisionnement en pleine crise sanitaire, les supermarchés semblent enclins à récompenser leur personnel pour les efforts fournis. Les syndicats ont notamment demandé aux supermarchés de fermer leurs portes plus tôt en soirée, sans que ça ne se traduise par une perte de salaire pour les employés. Ils proposent également comme compensation des jours de congés supplémentaires, des jours de récupération ou des primes. 

Des consultations sont actuellement en cours au niveau sectoriel. La plupart des supermarchés attendent d'ailleurs de voir où celles-ci mèneront avant de prendre des initiatives personnelles. Comeos, la fédération du secteur, avait déposé une proposition sur la table mercredi soir. Estimée insuffisante par les syndicats, elle a fait l'objet d'une contre-proposition ce jeudi matin. Les représentants des travailleurs n'avaient pas encore eu de retour des employeurs jeudi soir et les discussions se poursuivent donc. Ils entendent obtenir une réponse définitive ce vendredi et n'excluent pas des actions s'ils devaient ne pas être entendus. 

Pas de pénurie en vue

Delhaize a toutefois déjà ouvert des magasins temporaires pour ses collaborateurs des centres de distribution de Zellik et Ninove, afin de leur permettre de faire leurs courses. Certains centres de distribution ont en effet mis en place un shift de nuit afin d'être en mesure d'accomplir la charge de travail supplémentaire. Le personnel de Delhaize bénéficie aussi actuellement d'une remise plus élevée que d'ordinaire sur ses achats. 

Entre-temps, toutes les chaînes de supermarchés se veulent rassurantes et affirment que la marchandise continue d'être acheminée et que les rayons sont suffisamment achalandés, même si l'un ou l'autre produit de longue conservation peut temporairement manquer dans les étals. 

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