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"Amrani a commis ce carnage par colère contre la société"

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Déjà condamné à 20 reprises pour détention d'armes de guerre (kalashnikovs, lance-roquette, grenades, fusil de guerre, munitions), Nordine Amrani avait une réputation sulfureuse à Liège, où il était une figure connue du milieu criminel. Ce Belge d'origine marocaine est né à Ixelles en 1978. Dès son adolescence, il bascule dans la violence (vols, vols avec violence, trafics de drogue etc). A l'aube de ses vingt ans, il déménage à Liège, où il cohabite avec Marie-Hélène, infirmière de profession.

A cette période, il obtient son certificat de soudeur. Durant l'été 2007, un témoin anonyme alerte la police pour dénoncer que l'homme cultive de la drogue dans un entrepôt Rue Bonne Nouvelle. A la suite de cet appel, Amrani est pris en filature par les forces de l'ordre, qui interceptent aussi ses communications téléphoniques. Mi-octobre, la police descend sur les lieux suspects et perquisitionne son appartement Rue de Campine. Cela débouche sur la découverte de 2.800 plants de cannabis. Mais surtout, les enquêteurs trouvent un arsenal d'armes hallucinant (lance-roquettes, MP40, AK47, fusils à pompe, de nombreuses munitions et plus de 9 500 pièces d'armes).

En septembre 2008, il écope de 58 mois de prison ferme (vu ses antécédents judiciaires) et une amende de 11.000 euros et des confiscations pour un montant de 76.500 euros. En appel, il obtient une réduction de peine. Pire: aussi invraisemblable que cela puisse paraître, il est blanchi pour sa détention d'arme... à cause d'un vice de procédure, lit-on dans Het Laatste Nieuws. En appel, il s'en tire donc avec 42 mois de prison et 6.000 euros d'amende. Il purge deux tiers de sa peine à la prison de Lantin et est libéré, sous conditions (plus aucune activité en matière d'armes et de stupéfiants), en octobre 2010. L'homme est suivi par un assistant de justice, qui veille au respect de ces conditions. Malgré cela, il se procure sans problème de nouvelles armes.

"J'ai connu Amrani comme un homme très désagréable, malhonnête et dangereux. Il était en connexion étroite avec le milieu criminel à Liège. Il se révoltait en permanence contre la justice, changeant très souvent d'avocat. Il n'était jamais satisfait. Je pense qu'il a commis ce bain de sang par frustration et colère contre la société", témoigne l'un de ses nombreux avocats dans Het Laatste Nieuws. 

M.B.

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