Plein écran
© Klaas De Scheirder

Ancien militaire, il vit dans un garage depuis quatre mois: “Chaque soir, une pluie d'insultes pour tout le quartier. Cela ne peut plus durer”

WilrijkDepuis mars dernier, un ancien militaire irakien âgé de 34 ans a élu domicile dans un garage implanté dans un quartier résidentiel de Wiljrik. Victime d’un choc post-traumatique après avoir combattu dans son pays natal aux côtés des Américains, l’homme profère des insultes quotidiennement. “Chaque jour la police est appelée. Les agents discutent avec lui, le temps qu’il se calme. Mais structurellement, rien ne change”, regrette une voisine.

Réputé calme, ce quartier de Wilrijk a perdu sa quiétude depuis plusieurs semaines. En mars dernier, après une séparation, un ancien militaire trouve refuge dans un garage du coin. “Il avait vue sur un logement social, donc je l’ai laissé vivre dans le garage en attendant. Au début, il était accessible, mais il s’est replié sur lui-même au fil du temps et refuse désormais toute aide. Au début, je lui laissais ma salle de bain mais maintenant, il refuse", raconte une voisine à Het Laatste Nieuws. L’homme ne sait donc plus se laver et des sacs en plastique lui font office de toilettes.

“Il a complètement perdu les pédales. Tôt le matin, il part avec son vélo et une charrette et revient tard le soir. Je ne sais pas où il va. À son retour, il recule dans l’allée et reproduit le bruit typique d’un camion. Il était chauffeur entre le Kurdistan et Bagdad.”

“Cela devient insupportable” 

“Chaque soir, il commence par siffler, puis se lance dans une pluie d'insultes pour tout le quartier. À part les mots terrorisme, femmes, motherfucker et autres paroles du genre, il n’y a aucune cohérence dans ce qu’il dit”, témoigne une autre voisine. “De toute évidence, il n’a plus toute sa raison. Chaque jour, la police est appelée par plusieurs riverains. Une patrouille est dépêchée sur place et les agents discutent avec lui environ 15 minutes, le temps qu’il se calme. Mais structurellement, rien ne change." 

 “Cet homme n'a plus aucune perspective pour le moment. Les autorités compétentes doivent rapidement trouver une solution. Cela devient vraiment intenable”, avance une habitante du quartier. 

Le garage ne sera bientôt plus disponible car la personne qui le loue s'apprête à déménager. Contacté par nos confrères, le CPAS s’est refusé à tout commentaire. “Nous n’évoquons jamais publiquement les cas individuels.”

  1. Une affaire de pédophilie hors norme devant la justice belge
    mise à jour

    Une affaire de pédophilie hors norme devant la justice belge

    Cinq hommes – trois Belges, un Néerlandais et un Britannique - sont accusés d’être au cœur d’un réseau pédophile sans précédent, qui a été actif en Belgique et à l’étranger. Ils auraient durant plusieurs années, fabriqué et diffusé de la pédopornographie. Il est question de 9 millions de photos et vidéos. Les suspects, pères de famille et célibataires, comparaissent vendredi devant le tribunal correctionnel de Termonde. Il y aurait des milliers de victimes, dont 38 ont pu être identifiées pour l’instant par les enquêteurs. Il s’agit des propres enfants des suspects, beaux-enfants et enfants de connaissances. “C’est le plus gros dossier depuis la création de Child Focus”, confirme Kris Luyckx, l’avocat qui représente l’organisation qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants.
  2. Un cas d'euthanasie devant les assises: “J'ai agi en respectant la loi”

    Un cas d'euthana­sie devant les assises: “J'ai agi en respectant la loi”

    Le médecin qui a procédé à l'euthanasie volontaire de Tine Nys (38 ans) en 2010, et qui doit répondre d'empoisonnement devant la cour d'assises de Gand, a indiqué lundi qu'il s'était conformé à la loi sur l'euthanasie. "J'ai effectué une euthanasie légalement correcte. Celle-ci a été approuvée à l'unanimité par les personnes qui examinent les conditions légales", a déclaré le médecin, se référant à la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie.