Arrêt de travail au collège Saint-Quirin de Huy : le personnel dénonce des relations intenables

Les relations entre la direction et les enseignants du collège Saint-Quirin de Huy ne sont plus au beau fixe depuis quelques années. Une situation qui s’est aggravée à la rentrée 2019, si l’on en croit l’arrêt de travail qui est prévu ce mercredi 23 octobre et le préavis de grève qui a été déposé pour le mardi 5 novembre prochain.

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La CSC dénonce les mauvaises relations au collège Saint-Quirin. © Google Maps

Ce lundi, une large majorité des membres du personnel du collège Saint-Quirin a mené un arrêt de travail. Celui-ci fait suite à plusieurs autres qui avaient été menés en interne. Un préavis de grève a été déposé pour le 5 novembre prochain.

Les enseignants et le personnel de l’établissement secondaire dénoncent, notamment, le manque d’organisation de la part de la direction et une dégradation des conditions de travail. “Depuis cette rentrée scolaire, les attributions des professeurs ont été changées, de même que les horaires”, explique Régine Fourny, permanente CSC-Enseignement dans la région de Liège. “Pour donner un cours, ils ont besoin d'une certaine stabilité. Il faut le tester une ou plusieurs années, ce qui n’est pas possible lorsque l’on attribue les cours à des enseignants différents chaque année.”

Rupture de la confiance

Des problèmes qui rendent intenables les relations avec la direction et qui ont mené à une rupture totale du climat de confiance. “Ils estiment que le climat de travail a connu des détériorations sans précédent. Ils ne peuvent accepter de travailler dans de telles conditions. Ils en ont informé le pouvoir organisateur et espèrent qu’une solution sera rapidement mise en place afin de ramener la sérénité au sein de leur établissement”, souligne Régine Fourny. 

Si aucune avancée n’est faite d’ici le 5 novembre, il y a aura bien grève au sein du collège Saint-Quirin. La CSC a également annoncé que le personnel allait marquer un nouvel arrêt de travail, ce mercredi 23 octobre. Dans les environs de 10h, et durant 45 minutes, les enseignants croiseront les bras pour marquer leur mécontentement. “Les activités qui doivent se dérouler en-dehors de l’école sont toutefois maintenues pour ne pas pénaliser les élèves”, a conclu la permanente CSC-Enseignement.