Asenov a proféré des menaces de mort à l'égard de son épouse

La cour d'assises de Liège a entamé lundi, par la lecture de l'acte d'accusation, le procès de Stefan Asenov, un Bulgare âgé de 35 ans qui avait commis l'assassinat d'une prostituée et l'agression d'une seconde la nuit du 15 au 16 mars 2017. Lors de l'ouverture du procès, le parquet a fait état de menaces de mort récemment proférées par l'accusé à l'égard de son épouse.

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Illustration. © Photo News

Stefan Asenov est accusé d'avoir commis les agressions de deux prostituées la nuit du 15 au 16 mars 2017 à Liège. Limia Karimallah (56 ans) avait été tuée après avoir été rouée de coups. Chantal M. avait aussi été rouée de coups mais elle avait pu s'échapper de la camionnette de l'accusé, où elle avait aussi été embarquée.

Selon le planning établi avant l'ouverture du procès, 48 témoins doivent être entendus au cours des débats. Mais le parquet a fait état de nouveaux éléments lors de l'ouverture du procès. Selon le substitut Christine Cayet, déléguée au poste d'avocat général, l'épouse de Stefan Asenov a fait savoir le 4 octobre qu'elle ne répondra pas à son convocation. Elle a annoncé que les membres de sa famille ne se présenteront pas non plus au procès. Le ministère public a indiqué que l'épouse de Stefan Asenov a peur et a décidé de le quitter. Elle a fait état de violences antérieures et de menaces de mort qui ont été récemment proférées à son égard.

S’il avait su, il aurait tué son épouse

"Stefan Asenov a indiqué lors d'une visite de son épouse à la prison de Lantin qu'il ne pensait pas "prendre cher" lors de son procès et qu'il sortira bientôt de prison. Il a également indiqué que s'il avait su qu'il risquait si peu, il aurait tué son épouse à la place de la prostituée. Il existe une grande peur dans le chef de l'épouse de Stefan Asenov", a indiqué le substitut Christine Cayet.

Le ministère public a procédé à la lecture de son acte d'accusation et a présenté le résumé de l'ensemble des faits reprochés à l'accusé. Le fait principal avait été découvert par un témoin qui avait vu que Stefan Asenov débarquait le corps agonisant de Limia Karimallah sur le parking de la patinoire de Coronmeuse. Cette dame, une prostituée embarquée depuis le centre de Liège dans la camionnette conduite par l'accusé, avait été rouée de coups et était décédée des conséquences d'un enfoncement de la cage thoracique.

À la suite de la révélation de ces faits, une seconde prostituée avait affirmé avoir été victime de Stefan Asenov. Elle avait exposé qu'elle avait été prise en charge plus tôt dans la nuit dans la même camionnette. Elle avait été rouée de coups par l'accusé mais elle était parvenue à s'échapper en sautant de la camionnette en mouvement.
Selon les experts qui ont examiné sa personnalité, Stefan Asenov présente un risque de récidive, avec une personnalité antisociale et psychopathique ainsi qu'une volonté prédatrice et violente de s'en prendre aux femmes.

Dans leur acte de défense, les avocates de Stefan Asenov ont indiqué qu'elles ne contestent pas la matérialité des faits commis par leur client mais qu'elles plaideront leur requalification. La défense a soutenu que Stefan Asenov n'a établi aucun plan. Les avocates contesteront la préméditation des faits ainsi que l'intention de tuer. "Nous souhaitons la requalification des faits commis sur la principale victime en coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il ne voulait pas la tuer, il voulait simplement récupérer de l'argent qu'elle lui avait volé", ont indiqué les avocates de la défense.

  1. Indemnités de sortie faramineuses de Nethys: les informations transmises au juge d'instruction
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    Indemnités de sortie faramineu­ses de Nethys: le juge d'instruc­ti­on averti

    Le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne (PS), a reçu, mercredi soir, les informations relatives aux indemnités octroyées aux anciens membres du comité de direction de Nethys, Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer. Elles ont été transmises dans la foulée au juge d'instruction afin d'être versées au dossier de la procédure judiciaire en cours. Le ministre va proposer, demain au gouvernement wallon de se porter partie civile dans le dossier Enodia-Nethys, a-t-on appris mercredi soir. Selon le journal Le Soir, le total de ces indemnités atteindrait près de 19 millions d’euros, dont 12 millions rien que pour Stéphane Moreau.