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Bart De Wever. © belga

Bart De Wever sur l'affaire Mawda: "Je ne sais pas ce que j'ai dit de mal"

Bart De Wever s'est attiré les foudres d'une bonne partie de la classe politique belge après avoir pointé la responsabilité des parents de la petite Mawda décédée il y a une semaine à l'issue d'une course-poursuite avec la police. Une polémique que ne comprend pas le président nationaliste. "Je ne sais pas ce que j'ai dit de mal", a réagi De Wever.

L'opposition mais également les partenaires de la majorité fédérale n'ont pas épargné Bart De Wever après sa sortie sur l'affaire Mawda. Pour rappel, le président de la N-VA a déclaré jeudi sur VTM qu'il fallait "oser pointer la responsabilité des parents de Mawda" dans la mort tragique de la fillette et que ceux-ci "ne sont pas simplement des victimes."

"La réaction la plus inhumaine jamais exprimée en politique belge"
Des propos qui ont eu le don de faire réagir toutes les formations de l'échiquier politique. "Dégoûtant", a lancé Raoul Hedebouw (PTB). "La seule chose dont on peut les accuser c'est d'avoir cherché quelque chose de meilleur pour leurs enfants, quelque chose d'autre que la guerre. Inimaginable sans doute quand on a son petit confort en Belgique. Aujourd'hui, ils ont perdu leur petite Mawda. Et ça mérite un minimum de respect et d'empathie", a indiqué la cheffe de groupe cdH à la Chambre Catherine Fonck. Pour Kristof Calvo (Ecolo-Groen), "la réaction de De Wever est la plus inhumaine jamais exprimée en politique belge". Au sein de la majorité, la présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten a appelé à la retenue. "Pouvons-nous, au-delà des frontières qui séparent les partis politiques, réagir avec humanité, certainement lorsqu'il s'agit de drames humains?", a-t-elle demandé. Du côté du MR, le président Olivier Chastel s'est tu dans toutes les langues, laissant le Premier ministre Charles Michel prendre la parole. Celui-ci s'en est remis aux enquêtes du Comité P.

Instrumentalisation
Il en faut nettement plus pour déstabiliser le bourgmestre d'Anvers, lequel n'a pas l'intention de revenir sur ses propos. "Je ne vois pas ce qu'il y a de polarisant dans ce que je dis", s'est-il défendu au micro de la VRT. "Je constate qu'on réagit de façon très émotionnelle. Cela me dérange depuis des années qu'on utilise des émotions et des sentiments à des fins politiques. C'est de ça qu'il s'agit au bout du compte. Ce n'est pas la première fois qu'on instrumentalise la mort d'un enfant pour faire tourner le lobby des frontières ouvertes. Et ça me pose problème. Je l'explique toujours de façon calme et sereine. Je ne peux pas en dire autant de tout le monde dans ce débat", a conclu Bart De Wever.

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