Catherine Moureaux crée un tollé puis se rétracte

Cours d'histoireLa députée bruxelloise Catherine Moureaux (PS) est revenue sur ses propos, relayés par les éditions Sudpresse, dans lesquels elle explique être favorable à la mise en place de cours d'histoire dans l'enseignement secondaire... en fonction de l'origine des élèves.

Plein écran
© belga

"Notre volonté, c'est qu'au terme de ses études, chaque étudiant du secondaire ait au minimum été confronté à l'histoire de la colonisation et de la décolonisation au Congo. Mais aussi à celle d'un autre pays 'à la carte', en fonction du public scolaire", précisait la fille de l'ex-bourgmestre de Molenbeek dans le quotidien bruxellois.

"Relativisme culturel"
Une proposition qui a provoqué un tollé général sur les réseaux sociaux et dans la classe politique. "Relativisme culturel", "Racisme", "On touche le fond", "Sur les traces communautaristes de son père", "Spécialiste du vivre-ensemble": les réactions allaient toutes dans le même sens.

Face à cette vague d'indignation qui déferle sur Twitter, Catherine Moureaux semble déjà avoir fait marche-arrière. L'élue socialiste dément avoir fait une telle proposition.

"Contrairement à ce que la Une de La Capitale laisse croire, je n'ai jamais proposé de cours d'histoire en fonction de l'origine des élèves. Ma proposition est d'assurer à chaque lycéen un bagage historique de base commun, et que celui-ci comprenne l'histoire du Congo, en tant que fait de colonisation", tient-elle à rectifier dans un communiqué.

Schyns ouverte à la discussion
Interrogée sur cette proposition, Marie-Martine Schyns n'y serait pas opposée. "Rien n'empêche un prof d'adapter un cours en fonction de son public, pour autant que les balises fixées par les programmes soient parcourues", a réagi la Ministre de l'Enseignement (cdH).