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© Getty Images/iStockphoto

Charleroi: six ans de prison requis pour des relations sexuelles avec une mineure

Une peine de six ans d'emprisonnement a été requise mercredi au tribunal correctionnel de Charleroi à l'encontre d'un quinquagénaire poursuivi pour viols et attentats à la pudeur sur une jeune adolescente. Le prévenu reconnaît avoir eu des relations sexuelles avec la victime mais estime qu'elle était consentante.

Entre octobre 2017 et janvier 2018, à Erquelinnes, l'individu, Jean-Luc, avait eu une dizaine de relations sexuelles avec la victime. Lors de l'instruction d'audience, le prévenu a expliqué s'être laissé charmer par la mineure, âgée de 13 ans. Trois fois par semaine, Jean-Luc allait chercher la jeune fille à l'école et se retrouvait, avec elle, à l'arrière de sa camionnette. 

La partie civile ne partage pas la même vision des choses. "Il y a quand même une version fort différente du côté de ma cliente. Il y a eu beaucoup de SMS échangés entre eux suite au décès de son père. Il se peut que le prévenu ait eu le rôle du paternel et qu'il en ait profité", a expliqué au tribunal l'avocat de la partie civile. 

Le ministère public constate qu'on n'a opposé aucun obstacle aux agissements sexuels du prévenu. Même si la victime déclarait ressentir des choses pour Jean-Luc, au début de l'histoire, elle refusait les avances du prévenu: "Il reconnaît d'ailleurs ne pas avoir posé une seule fois la question du consentement. Elle en a eu marre des propositions et après, elle s'est laissé faire".

Me Chantal Lenoir, pour la défense, souligne un accident de parcours de son client: "Il regrette amèrement ce comportement. Mais c'est un homme bien, qui a des enfants et qui est marié depuis trente ans". Pour l'avocate, la jeune fille était totalement consentante. "Elle avait quand même un âge où elle pouvait avoir du recul face à la situation. Il y a eu treize rendez-vous. Après quelques rendez-vous, elle envoyait des SMS pour voir mon client", a-t-elle expliqué. La défense plaide donc une suspension probatoire.

Jugement le 12 juin.